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Spotify, machine à sous qui compresse les goûts

Sous son apparence de diversité infinie, le leader mondial de la musique en ligne favorise une minorité d’artistes et de styles. En Suisse, le rap et l’electro se taillent la part du lion.

Derrière l'apparente abondance de diversité de la plate-forme de streaming, les classements favorisent l'homogénéité des artistes.
Derrière l'apparente abondance de diversité de la plate-forme de streaming, les classements favorisent l'homogénéité des artistes.
Keystone

Depuis ABBA, la Suède n’avait plus régné de la sorte sur la musique mondiale. Sauf que le nouveau géant ne joue d’aucun instrument, ne porte pas le cheveu blond platine ni la tenue disco. Fondé à Stockholm en 2006, Spotify est devenu l’ogre par qui près de la moitié des notes voyagent désormais à travers internet, soit 48% de l’ensemble de la musique en ligne (streaming) consommée l’an dernier, d’après le site d’analyse digitale The Trichordist.

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