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«Terra Dei», le testament musical et spirituel de Julien-François Zbinden

Créé en 1967, l’oratorio du compositeur est remonté par le Choeur Pro Arte. Témoignages.

Julien-François Zbinden avait 50 ans à la création de «Terra Dei». Il en aura 101 en novembre.
Julien-François Zbinden avait 50 ans à la création de «Terra Dei». Il en aura 101 en novembre.
VANESSA CARDOSO

Depuis novembre dernier, les célébrations du centenaire de Julien-François Zbinden se poursuivent, suivies toujours avec vaillance par le principal intéressé. Un moment très intense de cet anniversaire se prépare pour le mercredi 23 mai, avec la reprise par le Chœur Pro Arte et l’OCL de «Terra Dei», un vaste oratorio créé à Lausanne en 1967 – avec déjà le Chœur Pro Arte, dirigé alors par André Charlet – et qu’on n’a pas pu entendre depuis, sauf lors de deux concerts à Genève en 1999 avec Fabio Luisi.

Le compositeur attendait depuis longtemps cette reprise car «Terra Dei» réunit le plus gros effectif requis sous sa plume, ainsi que son credo spirituel, puisqu’il est l’auteur du livret. «Je perçois cette œuvre comme une sorte de testament, bien que composée à l’âge de 50 ans, confie-t-il aujourd’hui. Elle préfigure l’écriture de l’ouvrage littéraire «à Tu et à Toi», publié en 2012, suivi de «de Vous à Moi» en 2017.» Pour Julien-François Zbinden, la présence divine est partout présente autour de nous, d’où le titre «Terre de Dieu». «L’œuvre prend la forme d’un hymne à la vie et se conclut par l’Espérance.»

«C’est un «Messie» des temps modernes, suggère Pascal Mayer, qui s’apprête à diriger l’œuvre. On y ressent une force immense, bouleversante, jubilatoire. Elle n’est pas basée sur des textes bibliques, mais celui de Zbinden, adapté en latin, parle de la création, avec de très belles pages sur la beauté de la nature, et aussi de la solitude de l’homme et de la guerre.» Le ton général est déterminé par le rôle de Dieu, confié à une basse, qui constitue l’un des pôles de l’ouvrage, l’autre étant l’homme (ténor), la femme (alto), l’enfant (soprano) et l’humanité (chœur).

Le chef de chœur ne cache pas la difficulté de la partie vocale, avec des harmonies pas tout à fait habituelles pour un chœur amateurs. «Malgré tout, c’est une musique tout à fait abordable, à voir autant qu’à entendre, avec une utilisation splendide des cuivres et des percussions.» Pascal Mayer met cependant un point d’honneur à jouer et rejouer ce patrimoine constitué par les compositeurs suisses au XXe siècle et qu’on joue si rarement. Et de mentionner la présence extrêmement émouvante du compositeur lors d’une répétition, très utile pour affiner l’interprétation. En complément à «Terra Dei», Pascal Mayer a choisi une cantate de Bach (BWV 34) consacrée à Pentecôte et porteuse d’un même message d’espoir.

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Lausanne, cathédrale Me 23 mai (20 h) Rens.: monbillet.ch ou www.cpal.ch

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