Victor Julien-Laferrière, premier Nouveau Talent des Dominicales

ClassiqueLe violoncelliste français défend le 14 octobre le «Concerto» de Schumann.

Le violoncelliste Victor Julien-Laferrière

Le violoncelliste Victor Julien-Laferrière Image: Jean-Baptiste Millot

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Victor Julien-Laferrière est la nouvelle étoile montante du violoncelle. Le jeune Français de 27 ans a remporté l’année dernière le Premier Prix du Concours Reine Elisabeth, l’une des compétitions musicales les plus prestigieuses. Jusqu’ici, aucun autre violoncelliste n’avait gagné cette récompense belge, attribuée à des chanteurs, des pianistes et des violonistes: «Ce prix m’a ouvert énormément de portes. Une des particularités du concours Reine Elisabeth, c’est d’être lié à plusieurs organisateurs de concerts, ce qui n’est pas le cas de tous les concours. Les lauréats, et pas seulement le premier prix, reçoivent des propositions dans l’année qui suit. Il y a clairement un avant et un après concours.» Et une récompense n’arrivant jamais seule, il a obtenu en début d’année une Victoire de la Musique dans la catégorie «Soliste instrumental».

Victor Julien-Laferrière se produira pour la première à Lausanne le 14 octobre, dans le cadre d’une Dominicale. Pour la première fois cette saison, les solistes des concerts du dimanche matin seront non seulement des musiciens de l’OCL, mais aussi des artistes invités. Les violonistes Sonoko Miriam Welde (9 décembre) et Alexi Kenney (7 avril) sont les deux autres «Nouveaux talents» de la série. Le violoncelliste a proposé le «Concerto» de Schumann, car il aura l’occasion de le jouer quelques jours auparavant: «C’est une œuvre que j’ai interprétée quelques fois, mais pas si souvent. Il s’agit d’une partition à part. A l’époque de Schumann, il n’était pas habituel de composer un concerto pour violoncelle; ni Mendelssohn ni Brahms ni Beethoven ne l’ont fait. L’œuvre est aussi à part dans sa forme: les trois mouvements s’enchaînent, ce qui est plutôt rare pour l’époque, de même que la suppression de l’introduction par l’orchestre. Schumann y a expérimenté beaucoup de nouveautés.»

Né dans une famille de musiciens, le petit Victor aura essayé plusieurs instruments (clarinette, piano) avant d’opter pour le violoncelle: «Il n’y a pas vraiment eu de déclic, le choix est dû plutôt à la forte influence de mes professeurs.» Il a étudié à Paris avant d’aller se perfectionner à Vienne. Il connaît la Suisse pour avoir participé à l’Académie Seiji Ozawa de 2005 à 2011, d’abord à Blonay puis à Rolle. Dans ce cadre, il a donné des concerts un peu partout dans notre pays, de Genève à Gstaad, de Zermatt à Zurich: «L’Académie a été une superbe expérience. Outre Ozawa, j’ai rencontré de magnifiques professeurs, venant plutôt de l’univers américain, donc différents de ce que j’avais connu jusque-là. J’ai aussi pu rencontrer de jeunes musiciens de mon âge.»

Lausanne, salle Métropole Di 14 octobre (11 h15) Billets à l'entrée (24 heures)

Créé: 09.10.2018, 12h21

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Cet article a paru dans le supplément OCL, saison 2018-2019, le 29 août 2018.

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