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Nicolas Bedos raconte son père Guy, son ex Doria...

Assumant son père, l’auteur soigne son album de famille dans «La belle époque», qui matérialise les fantômes en miroir de Guy Bedos ou Doria Tillier, la femme de sa vie.

Dans ce palace zurichois, avec un soupir engourdi de nuit blanche, Nicolas Bedos s’ébroue du fond d’un divan crissant ses aises bourgeoises. Comme un canard qui lisse ses plumes au bord du lac, rien ne semble atteindre ce dandy parisien. Au deuxième film, «La belle époque», l’auteur recycle ses tics de fils à papa bobo avec un enthousiasme à peine contrarié de nostalgie. Dans des chassés-croisés temporels étourdissants de maîtrise se croisent les amants d’hier et d’aujourd’hui, la fiction et la réalité, les postures et les êtres. Jadis, alors chroniqueur persifleur, l’humo­riste démarrait ses sketches ainsi: «Pour moi, ce fut une semaine de merde, alors imaginez ce que je pense de la vôtre.» Imaginons, en effet.

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