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Olivier Py, poète, intello et travesti à paillettes

Lors de son passage en janvier à l’Opéra de Lausanne pour «Mam’zelle Nitouche», le directeur du Festival d’Avignon s’est confié sur ses combats et ses convictions

On le surprend dévorant des yeux le sachet de meringues sur la photo de «Mam’zelle Nitouche», savoureuse opérette à l’affiche de l’Opéra de Lausanne en janvier dernier. Olivier Py nous accueille dans le foyer, à quelques heures de monter sur scène sous les traits de Miss Knife, son double travesti à paillettes. À la fois directeur du Festival d’Avignon, poète, intellectuel, chanteur et comédien, il se confie sans retenue ni tabou de sa voix sucrée et mélodieuse. Sur une table, un paquet de biscuits au chocolat attire son regard. Il en attrape un. Comme un gamin qui ferait une bêtise. «On dirait qu’ils sont abandonnés. Vous en prenez un aussi? Comme ça, je me sens moins coupable.»

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