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Onze danseurs entament un ballet sauvage au milieu du désert

Le chorégraphe flamand Sidi Larbi Cherkaoui fait escale mardi au Crochetan et jeudi à l’Octogone avec «Nomad».

Onze danseurs évoluent dans «Nomad».
Onze danseurs évoluent dans «Nomad».
FILIP VAN ROD

Des corps se frayant un chemin dans un désert aride. Des mouvements à la fois fluides et sauvages dans un milieu hostile. Des étendues de sable, métaphore d’obstacles insurmontables comme de possibles échappées vers la liberté. Les créations de Sidi Larbi Cherkaoui, intenses et visuelles, s’inscrivent dans la vague des chorégraphes contemporains mus par la force d’évocation, à l’image de l’Israélien Hofesh Shechter ou du Britannique Akram Khan. «Nomad», sa dernière production, fait escale ce mardi au Crochetan, à Monthey, puis jeudi à l’Octogone, à Pully.

Parée de sonorités moyen-orientales composées par Felix Buxton (cofondateur du groupe electro Basement Jaxx), cette partition pour onze danseurs ondule autour de l’identité et du multiculturalisme. D’ailleurs, le chorégraphe associe les danseurs de sa compagnie, Eastman, aux Tchèques de 420PEOPLE. Ensemble, ces nomades entament un ballet au milieu du désert, guidés au gré des vents par leur soif de survie et de symbiose.

Le métissage se trouve au cœur de l’art de Sidi Larbi Cherkaoui. Marocain par son père, Flamand par sa mère, le chorégraphe a créé des pièces uppercut, chefs-d’œuvre de la production contemporaine, dont «Zero Degree», en duo avec Akram Khan (2005) ou, avec sa compagnie, «Babel (Words)» (2010), repris en 2016 sous le titre de «Babel 7.16» au Festival d’Avignon.

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