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L'Orient-Express roulait les rêveurs

Dans «Le crime de l'Orient-Express» d'Agatha Christie, le glamour le dispute au sordide. Une tradition véhiculée par la star des trains.

Après Sidney Lumet, l'acteur et réalisateur Kenneth Branagh adapte «Le crime de l'Orient-Express» (photo tirée du film).
Après Sidney Lumet, l'acteur et réalisateur Kenneth Branagh adapte «Le crime de l'Orient-Express» (photo tirée du film).
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Ce n’est pas éventer le mystère que de révéler qu’attelé au Crime de l’Orient Express, le détective Hercule Poirot n’arrivera jamais en gare de Lausanne. Du moins dans la version du cinéaste Kenneth Branagh, bientôt sur les écrans. Par contre, fidèle à Agatha Christie, le Britannique étale les turpitudes véhiculées par ce train, ses fripouilles de clients, imposteurs et autres vamps en quête de maris. Ici, le «palace à roulettes» sort de ses rails chimériques et plonge dans les tumultes sordides. Égyptienne, tchèque, autrichienne, allemande par des origines aussi chamarrées que le train symbolique de la Mitteleuropa, la philologue Blanche El Gammal s’est passionnée pour le stock émotionnel généré par ce convoi.

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