Les photos de l'Elysée s'invitent à Paléo

FestivalCinq regards décalés sur la manifestation sont à découvrir dans un petit bout de musée sur le terrain.

Daniel Rossellat, patron de Paléo, et Tatyana Franck, directrice du Musée de l'Elysée, mardi dernier lors du vernissage de l'expo «Un autre regard sur Paléo» dans un petit bout de musée posé sur l'Asse.

Daniel Rossellat, patron de Paléo, et Tatyana Franck, directrice du Musée de l'Elysée, mardi dernier lors du vernissage de l'expo «Un autre regard sur Paléo» dans un petit bout de musée posé sur l'Asse. Image: ANTHONY ANEX

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Accrochage sur murs blancs, œuvres de cinq photographes qui ont promené leur regard sur l’édition 2014, champagne et petits-fours. Un vernissage peu conforme avec les coutumes du terrain de l’Asse. Avec «Un autre regard sur Paléo», le Musée de l’Elysée, trentenaire cette année, s’invite à la fête d’anniversaire du festival quadragénaire.

Poussière (ou humidité) et tirages ne se frottent pas souvent, mais le mariage plaît. A Daniel Rossellat, président du Paléo, toujours heureux d’offrir «un plus» à son public, et à Tatyana Franck, directrice du musée lausannois qui songe déjà à prolonger l’expérience dans le futur et à amener «un bout du Paléo à l’Elysée», lors de la Nuit des Images par exemple.

Moules et bananes

L’expérience est convaincante, la visite vaut le détour. Déjà pour l’emballage du lieu avec les clichés de nourriture de Nicolas Haeni qui font le portrait d’une drôle de «Paléo Diet» où les bananes le disputent aux pastèques, sur fond de moules. «Paléo, c’est la musique, mais c’est aussi beaucoup la bouffe», avance celui qui a chassé sa pâture visuelle dans tous les stands.

Dans sa vidéo en stop motion «Paléopolis» aussi absurde que narquoise, Claude Baechtold, lui, fait exploser le festival, après en avoir surveillé la météo. «Les organisateurs m’ont dit qu’ils ne craignaient qu’une chose: que le ciel leur tombe sur la tête, explique-t-il. Mais le feu d’artifice final n’est que la destruction annuelle de ce qui va se reconstruire sur ce terrain où, le reste de l’année, il n’y a rien.»

Créations du camping

D’un terrain où il est difficile de se distinguer, le camping, Elisa Larvego parvient à extirper des images étonnantes. «J’ai surtout cherché à faire ressortir la créativité des gens, qui réalisent des constructions incroyables», précise celle qui a déjà travaillé sur des communautés hippies au Colorado.

Anne Golaz glisse un peu sur sa thématique de la Grande Scène, mais Olivier Christinat offre à voir de saisissantes images de foules, souvent zoomées et très soigneusement recadrées. «Paléo est une petite ville très civilisée aux comportements courtois, avance celui qui travaille sur les masses humaines. Ici, je mets plutôt la quiétude en avant, une humanité heureuse, car nous avons cette chance, en Occident, de vivre une ère de paix.»

Créé: 23.07.2015, 11h17

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