Les portraits géants de JR égayent les murs de Marseille

«Photograffeur» Après avoir fait sensation à Vevey en 2010 et 2012, le photographe JR investit un quartier de Marseille. Ses photos géantes d'avant-guerre et d'aujourd'hui donnent une autre image de la cité phocéenne.

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L'artiste français JR a installé des portraits géants sur des façades de Marseille, après avoir déjà orné les murs de Los Angeles, Carthagène, Shangai, Cuba et Berlin, dans le cadre de son projet artistique intitulé «Les Sillons de la Ville».

La notoriété de l’artiste s’étend et ses œuvres font déjà l’objet de rétrospectives. L’an dernier, on a pu découvrir son talent dans le cadre du Festival Images à Vevey.

En exposant librement dans les rues du monde entier, JR s'offre la plus grande galerie d'art imaginable. «Je travaille dans des villes qui ont une histoire forte, dont les murs ont des rides qui parlent, comme les rides des personnes que je photographie», expliquait JR l’an dernier à l'AFP, lunettes de soleil sur le nez comme à son habitude.

Photographe, colleur d’affiches, voyageur, JR se concentre aujourd’hui sur son activité d’imprimeur, avec deux grands projets colossaux et globalisés qu’il mène de front: Unframed («Hors-cadre») et Inside Out («Dedans dehors»).

Sur les murs de la capitale européenne de la culture

A Marseille, le photographe a travaillé avec les habitants de la Belle de Mai dans le cadre du programme Quartier Créatif de MP 13 (Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture). Il a choisi avec eux l’emplacement de ses clichés géants.

Dans la cité phocéenne, JR est venu à la rencontre des habitants de ce quartier populaire. La recherche a commencé par une collecte d’images hétéroclites auprès des personnes âgées, des moins vieux, des jeunes, pour se faire une idée des mémoires collectives et individuelles du quartier. Il y est beaucoup question d’émigration, mais également de luttes politiques, d’histoire industrielle et, chez les jeunes, de préoccupations sans rapport avec le quartier.

Désormais, l’artiste ne prend plus de photos, mais travaille sur des images d’archives et des portraits. Son but: «sortir le monde de son cadre», «le retourner».

Créé: 25.05.2013, 11h58

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