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Un scénariste fantôme donne la parole aux exclus de l’amour en Iran

Dans une BD-reportage saisissante, des jeunes dévoilent pour la première fois leur vie intime sous le régime des mollahs.

La couverture de «Love Story à l’iranienne». Deloupy a mis en images le scénario de Jane Deuxart.
La couverture de «Love Story à l’iranienne». Deloupy a mis en images le scénario de Jane Deuxart.
Ed. Delcourt

Pas question de dévoiler sa véritable identité ni de révéler le moindre indice à son sujet. Dès le début de notre entretien, le cadre est posé: pas de nom, pas de nationalité, pas de dates de voyage, rien qui puisse permettre de reconnaître Jane Deuxart. Paradoxal. Car Jane Deuxart n’existe pas. Son nom figure pourtant sur la couverture de Love Story à l’iranienne, une des meilleures bandes dessinées de ce début d’année. Mais il s’agit d’un pseudonyme. Dans la vraie vie, cette scénariste fantôme œuvre en duo. Un gars, une fille, tous deux journalistes. Depuis 2012, ce véritable couple dans l’existence s’est rendu régulièrement et clandestinement en Iran, où les reporters ne sont pas précisément les bienvenus. L’objectif de leur enquête? Donner la parole à la jeunesse locale, prise en étau entre la peur du régime des mollahs et l’angoisse du contrôle familial et social.

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