Sur scène et à l’écran, l’humour bouillonne

Prospective 2018Morges-sous-Rire souffle ses 30 bougies, Thomas Wiesel déboule sur les écrans de la RTS et les deux Vincent parleront «Fric»: l’année 2018 titillera à coup sûr nos zygomatiques.

Le duo Vincent Veillon et Vincent Kucholl revient sur les planches avec «Le Fric».

Le duo Vincent Veillon et Vincent Kucholl revient sur les planches avec «Le Fric». Image: DAMIAN MALLOTH

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Les spots de l’ultime épisode de 26 minutes se sont éteints, les paillettes ont été balayées, les larmes baignées de nostalgie ont séché. Une page se tourne, une nouvelle s’écrira en 2018. Tout au long de l’année, une belle brochette d’humoristes vaudois titillera nos zygomatiques par leurs traits d’esprit, leurs jeux de mots bien sentis et leur repartie insatiable. Que l’on soit planté devant la télé, affalé au fond de notre canapé douillet, ou confortablement assis dans un fauteuil de théâtre, l’offre répondra à la demande.

D’offre et de demande il sera question dans Le fric, nouveau spectacle des inénarrables Vincent (Veillon et Kucholl, donc), qui enchaîneront les dates aux quatre coins de la Suisse romande (liste complète sur www.lefric.ch). Le binôme décortiquera, avec l’humour cinglant qu’on leur connaît, la débandade et les délires de l’économie. «Le thème est a priori rébarbatif, mais on l’a déjà abordé dans 120 secondes et 26 minutes et ça fonctionnait plutôt bien. Ce ne sera pas un truc monstre intello», rassure Vincent Kucholl. En meneur du show, le businessman encravaté Reto Zenhäusern fera l’apologie (tout en finesse) du capitalisme et du flouze, en voix off, en vidéo et, pour conclure le show, en chair et en os.

«Ça nous met pas mal de pression car, si le spectacle ne plaît pas, on devra traîner ce boulet durant des mois»

«La nouveauté de ce spectacle est que Vincent (Veillon) enchaînera aussi les rôles. Et on travaille avec l’écrivain Antoine Jaccoud, qui nous aide à tenir le fil narratif.» Une manière d’éviter l’écueil du déjà-vu. D’esquiver la lassitude. «On cherche à surprendre, mais aussi à ne pas nous ennuyer. Ça nous met pas mal de pression car, si ça ne plaît pas, on devra traîner ce boulet durant des mois.»

L’actu décortiquée
Du côté de la petite lucarne, la case laissée vide par 26 minutes sera remplie dès le 24 février (et jusqu’à fin juin) par le show de Thomas Wiesel (à gauche ci-dessous). «Ce sera très différent, prévient-il. Il y aura moins de personnages et très peu de fiction. On fera plutôt du décorticage d’actu, un peu comme le font les Américains.» On? À ses côtés, le jeune et pétulant Blaise Bersinger (à droite ci-dessous)(que l’on entend déjà sur les ondes de Couleurs 3 et dans Les Dicodeurs, sur La Première) apportera cette touche d’absurde dont il a le secret.

Pas trop difficile de passer après l’ouragan Kucholl-Veillon? «Si on a peur des réactions, on ne fait pas grand-chose. On ne s’attend pas à faire l’unanimité, réagit Thomas Wiesel. Pour l’instant on essaie d’apprendre à faire une émission, mais ça va être un peu le bordel!» Des compagnons d’humour devraient les rejoindre en cours de route, mais pour l’instant… mystère.

Tout ce beau monde se retrouvera sous le soleil de juin dans cette kermesse de l’humour qu’est Morges-sous-Rire. Fort de ses 30 printemps, le festival accueillera coup sur coup Blaise Bersinger et son bijou de loufoquerie Peinture sur chevaux 2 (mercredi 13 juin), Thomas Wiesel et son Stand-up (jeudi 14 juin) et, last but not least, les deux Vincent et leurs délires pécuniaires (samedi 16 juin). La maîtresse de cérémonie, Roxane Aybek, a concocté un programme tout en équilibre entre artistes confirmés (Yann Lambiel, Marc Donnet-Monay ou Thierry Meury côté romand, Laurent Gerra, Michel Boujenah ou Michel Leeb côté international) et jeunes pousses (on citera la pétillante Laura Domenge et le piquant Alex Vizorek). Pour paraphraser une réplique célèbre d’une comédie cultissime: «On ne sait que choisir!»

Créé: 04.01.2018, 16h53

Les points forts

Un nouvel écrin pour les œuvres d’art et de la musique à foison

Depardieu chante Barbara



L’an dernier, à l’occasion des vingt ans de la mort de Barbara, Gérard Depardieu était monté au front de l’hommage généralisé. Ami et protégé de la chanteuse – ils s’étaient réunis pour le spectacle Lily Passion en 1986 – le comédien s’engageait-il dans un défi excessif? Rien n’est trop grand pour Gérard, et son récital aux Bouffes du Nord exhalait une émotion infinie, à défaut de vocalises parfaites. Ce spectacle à la grâce folle, concocté avec le pianiste de la dame brune, Gérard Daguerre, arrive à Lausanne les 13 et 14 mars, à la salle Métropole.




Le MCBA prépare son déménagement

Le Musée cantonal des beaux-arts (MCBA) ferme les portes de son exposition Ai Weiwei à Rumine le 28 janvier. Sans retard à l’agenda, il devrait rouvrir à l’automne 2019 sur le site de la gare. Dans l’intervalle, l’institution ne demeure pas inactive et va réexaminer avec soin sa collection (actuellement dans plusieurs dépôts) pour mieux comprendre son potentiel d’exposition.





Bertrand Cantat aux Docks




Pour l’instant, l’annonce de la venue du chanteur de Noir Désir (condamné pour le meurtre de Marie Trintignant) aux Docks à Lausanne ne suscite aucune polémique. Au contraire, la soirée du vendredi 20 avril, déjà complète, a été doublée par un second concert, le 19 avril.




«L’histoire du soldat centenaire»



«Étrange rencontre que la nôtre, écrit Ramuz dans ses Souvenirs sur Igor Stravinski: tout semblait devoir nous séparer. Vous étiez musicien, moi pas; vous étiez Russe et veniez de très loin, mois j’étais déjà où je suis encore, c’est-à-dire où je suis né; nous ne parlions pas la même langue.» C’est pourtant cette rencontre entre l’écrivain vaudois et le compositeur russe qui a permis la naissance de L’histoire du soldat, créée le 28 septembre 1918 au Théâtre municipal de Lausanne et dont l’Opéra de Lausanne fêtera le 100e anniversaire le 28 septembre prochain. «Ce pays était sans prestige, lance Ramuz, vous lui en avez conféré un!»

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