Le nouveau directeur de l'Arsenic a dévoilé sa première saison

Un théâtre, une saisonPatrick de Rham a dévoilé le nom des artistes programmés jusqu'en décembre et la nouvelle identité visuelle du théâtre lausannois.

Patrick de Rham, le nouveau directeur de l'Arsenic, a dévoilé sa programmation et la nouvelle identité visuelle du théâtre lausannois.

Patrick de Rham, le nouveau directeur de l'Arsenic, a dévoilé sa programmation et la nouvelle identité visuelle du théâtre lausannois. Image: Odile Meylan

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«Je souhaite amener de nouvelles énergies et réaffirmer simplement l’évolution qui traverse depuis vingt ans les arts scéniques, en diversifiant les formes proposées, que ce soit en matière de durée ou de discipline. J'ai envie que l'Arsenic vive sa propre vie dans le quartier et dans la ville. Et, comme le public, j'ai envie d'être étonné. Je n'ai pas d'esthétique à moi et je reste ouvert à la découverte.» Mardi matin, Patrick de Rham a rivé sur sa tête sa casquette de nouveau directeur de l'Arsenic à Lausanne. Face à la presse, le Lausannois nommé à ce poste en début d'année a présenté le menu de sa première saison. Ainsi que la nouvelle identité graphique du Centre d'art scénique contemporain, concoctée par le bureau Maximage, installé entre Genève, Berlin et Londres.

«Je m’inscris vraiment dans la continuité de ce qu’ont développé Thierry Spicher puis Sandrine Kuster»

Côté visuel, le programme (édité trimestriellement) se décline désormais sur papier recyclé, en turquoise et rose fluo. La spirale, logo historique du théâtre, est conservée. «Avec ses programmes originaux, l'Atelier Poisson a fait, durant vingt ans, des choix magnifiques qui ont participé à la réputation artistique de l'Arsenic. En allant vers une communication beaucoup plus souple et simple, je souhaite en revanche recentrer l'essentiel sur les spectacles. Ni la communication ni ma petite personne ne doivent se mettre entre le public et les artistes», détaille le nouveau directeur. Le ton est donné.

«Je m’inscris vraiment dans la continuité de ce qu’ont développé, depuis la création de l'Arsenic par Jacques Gardel, Thierry Spicher puis Sandrine Kuster, deux directeurs qui se sont montrés exigeants mais confiants dans leurs rapports aux artistes. Avec le public, je m’imagine comme un trait d’union. Et je suis sensible à la dimension de service public de cette institution qui porte la scène romande, fait rayonner les artistes, amène l'art au centre des préoccupations. La success story de l'Arsenic est le fruit des expérimentations d'artistes jugés souvent iconoclastes lorsqu'ils ont débuté mais en qui mes prédécesseurs ont fait le pari de croire et qui ont réussi à ouvrir des chemins. Je veux poursuivre dans le même esprit tout en le dynamisant.» En résumé, continuer à faire de l'Arsenic une plateforme qui fait rayonner la pensée et les créations, un lieu qui dessine les esthétiques de demain, tout en inspirant les artistes d'ici.

Artistiquement, le public ne devrait donc pas être dérouté. On retrouvera, dans les mois à venir, beaucoup d'habitués des scènes et festivals romands: des créateurs suisses ou étrangers d'envergure internationale (Mårten Spångberg, Gilles Jobin, Marco Berrettini, Jonathan Capdevielle, ...), des artistes confirmés ou issus de la jeune garde (Julien Mages, Léa Meier, Audrey Cavelius, Valerio Scamuffa,...). Vraie nouveauté: 3 compagnies seront en résidence à Sévelin. Un bail qui leur octroie des soutiens administratifs ainsi qu'un accès facilité aux locaux. Les trois premiers chanceux qui retrouveront également leurs créations inscrits à la saison: la performeuse Montreusienne Pamina de Coulon, le chorégraphe yverdonnois Gregory Stauffer et sa confrère lausannoise Claire Dessimoz. Tout au long de la saison, certains rendez-vous permettront également de suivre des work in progress, alors que d'autres seront plus festifs (avec un foyer qui sera désormais ouvert tous les jeudis, vendredis et samedis).

50 % de coproductions

Sur les 35 rendez-vous déjà arrêtés jusqu'en juin, plus de la moitié sont des coproductions, 2/3 émanent de romands alors que le 3/4 sont estampillés suisses. Un autre changement, symbolique surtout, concerne les tarifs. Le prix unique instauré par Sandrine Kuster est abandonné. Le tarif normal passe ainsi de 13 à 15 frs, afin de permettre une «vraie réduction pour ceux qui en ont besoin», avec un tarif AVS/AI/AC/RI, étudiants et apprentis fixé à 10 frs.

Avec un budget de 2,2 millions de francs (hors loyers), le centre de création a une double mission: soutenir les artistes du cru tout en assurant la relève. (24 heures)

Créé: 29.08.2017, 14h04

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A l'Affiche

La saison
L’arsenic dévoilera désormais ses menus saisonniers chaque trimestre. Mardi, Patrick de Rham a ainsi détaillé le programme complet jusqu’en décembre, levant tout de même un voile sur les noms des artistes qui fouleront l’une des scènes du théâtre d’ici juin 2018.

Jusqu’en décembre Le chorégraphe suédois Mårten Spångberg ouvre la saison avec La substance, but in english, l’une de ses oeuvres phares, spectacle de danse à grande échelle (260 min) que le public peut goûter par extraits ou dans son intégralité. (21-22 sept. Il cèdera, ensuite, la place à la Montreusienne Pamina de Coulon, à l’affiche avec deux essais parlés, dont sa nouvelle création Fire of Emotions: the Abyss. Le chorégraphe yverdonnois Gregory Stauffer présentera un solo poétique, Dreams of the dreamless. Cet automne, l’Arsenic invitera, en accueil ou en création, Yves-Noël Genod pour une lecture commentée de Proust, Mathias Ringgenberg et sa créature Price, Lea Moro et son nouveau Fun!, Renée van Trier avec ses airs de touareg-punk ou encore Thiphanie Bovay-Klameth, seule en scène.

D’ici la fin de saison
Sont déjà annoncés: Une nuit de performances, les créations de Anne Rochat, d'Audrey Cavelius, Aurélien Patouillard, César Vayssié, Christophe Jaquet, Claire Dessimoz, Gilles Jobin, Guillaume Pilet, Jonathan Capdevielle, Lea Meier, Ruth Childs, Nicole Seiler, etc.

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