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Pour le seul amour de l’art «qui ne peut pas tricher»

Le prix Irène Reymond revient fidèle à la jeune création romande.

Artiste, Irène Reymond (1902-1988) a constitué sa Fondation de son vivant.
Artiste, Irène Reymond (1902-1988) a constitué sa Fondation de son vivant.
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Les cheveux courts, des pantalons… Dans les années 20, il fallait oser quitter Lucens pour rejoindre Paris. Il fallait l’amour de l’art et des libertés! Irène Reymond l’a fait pour «travailler, travailler, beaucoup travailler». C’est cette volonté de fer qui a conduit la jeune Vaudoise à l’École des beaux-arts et dans les pas du peintre et enseignant André Lhote. C’est l’envie de découvrir qui l’a amenée à oser la diversité, travaillant le collage, l’aquarelle, le modelage, l’huile ou encore la gouache. Et c’est encore ce choix de vie où «on ne peut pas tricher» qui l’a rendue sensible à la difficulté d’être artiste.

Alors la valeur, Irène Reymond (1902-1988) l’a créée de son vivant dans une œuvre saluée par la critique parisienne mais aussi dans la durée, dotant une Fondation qui aujourd’hui encore profite à la jeune création romande. En trente et un ans, plus de 1 million de francs d’aide a été distribué et trois nouveaux lauréats (15 000 francs chacun) viennent de s’ajouter à la liste. La photographe Anne Golaz, qui «projet après projet révèle la cohérence et l’intelligence d’une démarche rare et sensible». La plasticienne et codirectrice de l’espace Tunnel Tunnel à Lausanne Anne Sylvie Henchoz, pour «ses corps relus en tant que construction sociale, formes de désir et de résistance». Le duo Camille Villetard & Matthieu Barbezat, qui «s’en va de par le monde muni de son vocabulaire formel où se jouent sans contradiction des forces opposées».

Avant eux, François Burland, Jean Crotti, Olivier Estoppey, Valérie Favre, Francine Simonin et tant d’autres ont bénéficié de cette générosité sans limites. «Les limites, Irène Reymond ne les aimait pas, complète son petit-neveu et président de la Fondation, Philippe Eternod. Le plaisir d’aider, c’était aussi sa liberté.»

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