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À Sévelin 36, les Printemps éclosent malgré les frimas

Le festival dédié à la création contemporaine démarre ce mercredi.

Le festival s'ouvre ce mercredi avec «Titans» d'Euripides Laskaridis.
Le festival s'ouvre ce mercredi avec «Titans» d'Euripides Laskaridis.
ELINA GIOUNANLI

L’univers fantasque et coloré d’Euripides Laskaridis ouvre ce mercredi soir les 21es Printemps de Sévelin, festival dédié à la danse contemporaine. Le point avec son directeur, le chorégraphe Philippe Saire.

Quel est le fil rouge de cette 21e édition des Printemps?

Je ne pars jamais sur une thématique générale. Mon but est de montrer l’éclectisme de la danse contemporaine, de démontrer qu’il s’agit d’un domaine très large. Au fil de l’année, je rassemble des projets que j’ai vus ou qui me semblent prometteurs. Un point important est l’accessibilité des spectacles que je programme, l’idée étant de présenter la danse dans tout ce qu’elle a de vivant, de créatif. Je pense que ces spectacles sont à la fois pointus et grand public. Pour reprendre les mots d’Antoine Vitez, je crois à un «théâtre élitaire pour tous».

Quelles sont les tendances de la danse contemporaine?

On assiste à un retour du mouvement, mais aussi sur la fiction et la narration. Les chorégraphes se remettent à raconter des histoires, alors que la discipline a été tournée vers l’abstraction pendant tout un temps. C’est la tendance actuelle, mais la danse contemporaine fait de constants allers et retours.

Comment tissez-vous votre programmation, entre création internationale et émergence régionale?

J’essaie de faire venir des spectacles qui n’ont pas autrement l’occasion de venir à Lausanne. Je mets également en place une collaboration avec la scène suisse. Cette année, je fais venir la Bâloise Tabea Martin avec son spectacle This is my last dance (les 15 et 16 mars). Enfin, je regarde du côté de la création régionale. Mais ce sont plutôt Les Quarts d’Heure de Sévelin qui jouent le rôle de repérage de talents émergents. Cela me permet de repérer certains artistes pour les Printemps. C’est le cas cette année avec Forward, du Genevois Edouard Hue (10 et 11 mars).

Quel est votre coup de cœur pour cette édition?

Tout! Bon, si je dois n’en choisir qu’un, je dirai Euripides Laskaridis, dont le spectacle Titans ouvre le festival (28 février et 1er mars). C’est quelqu’un pour qui j’ai beaucoup d’admiration. Je suis persuadé que tout le monde peut être fasciné par son travail, axé sur l’image et le son.

Lausanne, Théâtre Sévelin 36 Jusqu’au 18 mars 2018 Rens.: 021 620 00 10 www.theatresevelin36.ch

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