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Simon Romang fait suer les confinés romands

Privé de scènes, l’humoriste vaudois anime sur RTS2 un rendez-vous quotidien sportif et léger pour rester en forme à la maison.

Le Vaudois de 36 ans joue le cobaye d’un coach sportif pour trente minutes d’exercices
Le Vaudois de 36 ans joue le cobaye d’un coach sportif pour trente minutes d’exercices
Anne Kearney

On l’a vu se remuer dans tous les sens sur scène, dans son spectacle à succès «Charrette!» qui lui a valu le prix «nouveau talent humour» de la Société suisse des auteurs en 2019. Puis chanter et danser dans la Nouvelle Revue de Lausanne aux côtés de Blaise Bersinger. Depuis le 1 er avril, l’humoriste Simon Romang invite les Romands à l’exercice sportif tous les matins à 8h05 sur RTS 2. Dans «On se bouge», le Vaudois de 36 ans joue le cobaye d’un coach sportif pour trente minutes d’exercices puisés dans le yoga, la gym, le Pilates et la méditation.

Et le rendez-vous quotidien a trouvé son public. Avec environ 30'000 téléspectateurs en moyenne, il réalise près de 50% de part de marché. Depuis lundi, l’émission est rediffusée tous les jours en fin de matinée entre 10h55 et 11h45. Et les mercredis seront désormais consacrés à des exercices pour les seniors. Coup de fil au comédien qui n’arrête pas de faire parler de lui.

Selon la RTS, c’est donc vous, le plus sportif des humoristes romands?

C’est le réalisateur de l’émission, Michael Borgognon, qui a soufflé mon nom. Il avait vu mon spectacle «Charrette!» et se rappelait que j’avais fait de la danse et même été professeur de Pilates (ndlr: après avoir obtenu un diplôme à New York, il a notamment enseigné à Nyon en 2009). Ce qui aide beaucoup pour les exercices. Si j’avais été un débutant complet, ce serait juste insupportable à regarder. On dit aussi de moi que je suis énergique et de bonne humeur. Et puis j’ai déjà été devant les caméras pour des chroniques dans l’émission «La Puce à l’oreille».

Comment abordez-vous ce nouvel exercice d’animateur?

Avec énormément de plaisir. Nous n’avons eu qu’une courte semaine de préparation avant le premier tournage. Ce qui est inhabituel pour la télévision. Il y a un côté «dans l’urgence et à l’arrache» qui est très stimulant et se fait avec beaucoup d’énergie et de liberté. Dans les prochaines émissions que vous verrez, on m’a laissé improviser mes intros, en chantant, en dansant ou en blaguant. Finalement, cette émission est comme une continuité à mon spectacle. Les messages que je reçois sont les mêmes. On me dit «merci, je n’avais pas le moral et ça m’a fait du bien.» Et je garde aussi cette autodérision. On me voit galérer, transpirer, me donner à fond pour les exercices. Et comme je ne suis pas très bon, on peut facilement s’identifier (rires).

Le travail du corps est-il aussi fondamental dans votre travail de comédien?

On le voit à l’écran, je suis un peu rond. Ce qui ne veut pas dire que je néglige mon corps. Je travaille énormément la souplesse et le cardio. Sur scène, je suis très dynamique, je bouge beaucoup. J’aime les scènes qui transpirent, les artistes qui se donnent, ceux qui s’engagent avec leur corps.

C’était notamment le cas dans la Nouvelle Revue de Lausanne, où vous mêliez humour, théâtre, chant et danse.

Pour moi, c’était un rêve. Le chant et la danse sont un fantasme de beaucoup de comédiens. L’expression va au-delà de la parole, on peut toucher à d’autres formes d’art. Vous n’imaginez pas le plaisir que j’ai eu à avoir chaque soir mon moment où je me prenais pour Bastian Baker (rires). Ça amène simplement une autre intensité à l’humour qui va bien au-delà du stand-up.

Vous qui rêviez de devenir acteur, acceptez-vous cette casquette d’humoriste que l’on vous prête?

Absolument. Mais je n’oublie pas la dimension théâtrale. Et je souhaite travailler avec des metteurs en scène qui l’ont compris et sont capables d’allier les deux. Ce que j’aime dans l’humour, c’est le public qu’il touche, bien plus large et populaire que celui du théâtre. Ce sont des gens qui cherchent à se libérer du poids du quotidien à travers le rire. Ce qui me correspond bien. J’y prends beaucoup de plaisir, mais je ne veux pas m’interdire des rôles dramatiques à côté.

Des portes pourraient-elles se fermer?

C’est possible. Mais cela ne m’inquiète pas. Je sais qu’il y aura sûrement des metteurs en scène qui me feront confiance.

Cette période de confinement vous encourage-t-elle à écrire la suite?

Les représentations de «Charrette!» annulées, tout s’est arrêté subitement. Puis rapidement il y a eu d’autres projets d’écriture, et cette émission avec la RTS. Je vois beaucoup d’espoir au sortir de cette crise. Cet arrêt du monde nous permet de réfléchir. Et le tissu social est toujours là, ne serait-ce qu’avec les applaudissements aux balcons ou la solidarité entre voisins. Mon prochain spectacle, prévu pour 2022, traitera de l’optimisme actif, de toutes ces petites intentions qui peuvent changer les choses, notamment concernant le réchauffement climatique. Je veux montrer que l’on peut s’en sortir.

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