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Libre, le stand-up ne se laisse pas démonter

Sa 27e édition lancée ce jeudi soir, le Festival «veut rire de tout» en confiant le gala de la génération de l’humour épuré et sans filet à Thomas Wiesel

Thomas Wiesel a reçu une carte blanche pour le gala de vendredi, Génération stand-up.
Thomas Wiesel a reçu une carte blanche pour le gala de vendredi, Génération stand-up.
MONTREUX COMEDY FESTIVAL

Debout. Seul sur scène avec le jeans enfilé le matin même et… à la croisée des chemins entre le confessionnal et la tribune politico-philosophique: le stand-up ne tromperait-il pas l’art de la comédie avec l’esprit ouvertement militant? Grégoire Furrer n’en doute pas. A quelques heures de célébrer sa dernière génération à l’enseigne du Montreux Comedy Festival, le patron s’en réfère à l’histoire, aux racines. «C’est sûr que la vision est sociale et l’enjeu civique. Tout s’est noué aux Etats-Unis, il y a plus de quarante ans et rien que d’imaginer les femmes prendre la parole dans un bar pour ironiser même sur les mecs qui leur pincent les fesses dans le métro, on voit bien qu’on était déjà au-delà de la rigolade.» Poursuivant dans l’évidence au gros trait, il assume: «Il y a quelque temps, dans les émirats, on m’a demandé pourquoi il n’y avait pas d’humoristes à Dubaï… La force de faire rire vient d’une fêlure et c’est ce sentiment-là exacerbé mais transcendé par l’humour qui va emporter le public. C’est une réalité.»

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