Passer au contenu principal

Technologie et poésie entament un dialogue fécond

Le Printemps de la poésie a fait sortir les mots des livres, et va continuer sur sa lancée l’an prochain.

En pointant le smartphone sur l’image, il est possible, à l’aide de l’application Blippar, de découvrir la musique et le poème associés à cette œuvre de Travis Durden exposée à la Maison d’Ailleurs.
En pointant le smartphone sur l’image, il est possible, à l’aide de l’application Blippar, de découvrir la musique et le poème associés à cette œuvre de Travis Durden exposée à la Maison d’Ailleurs.
Travis Durden

On oppose souvent art poétique et technologie. Pourtant, le Printemps de la poésie, qui s’est clos le 24 mars, a montré que les deux pouvaient dialoguer, notamment par le biais d’une anthologie vidéo des poètes romands, et lors d’une «visite augmentée» de l’exposition «Je suis ton père» à la Maison d’Ailleurs. Il suffisait de pointer son smartphone muni de l’application Blippar sur certaines œuvres pour découvrir à l’écran une musique et un poème associés. Ainsi, l’une des créations du Français Travis Durden (photo) entre en étrange résonance avec «La beauté» de Charles Baudelaire. Face à la sculpture classique en marbre et casquée en mode «Star Wars», le «Je suis belle, ô mortels! comme un rêve de pierre» de l’écrivain prend une nouvelle signification. Et que dire de la coïncidence troublante du Dark Vador de Cédric Delsaux contemplant un gigantesque chantier à Dubaï, avec, en fond sonore, «Les chants de Maldoror» de Lautréamont.

«L’expérience montre que le numérique ne constitue pas une perte par rapport au livre, mais permet une immersion plus forte. Elle instaure un rapport différent avec une œuvre, devant laquelle on peut rester trois à cinq minutes», remarque Antonio Rodriguez, organisateur du Printemps de la poésie. Par un double jeu d’influences, le texte lu change le regard sur ce qui est exposé et le poème résonne différemment. L’expérience, qui peut se vivre au musée jusqu’à la clôture de l’exposition en octobre, servira de base à d’autres propositions en 2019.

En clin d’œil à la Silicon Valley, le rendez-vous initiera de nouveaux mariages entre mots et technologie. Il fêtera ainsi la Lyrical Valley, cette terre lémanique célébrée par les romantiques tels qu’Hugo, Lamartine, Byron ou Emily Dickinson. Une contrée dont le lyrisme s’exprimera aussi autour d’un axe consacré à la musique sous toutes ses formes (rock, rap, lied). La manifestation pulvérisera aussi la notion de frontières pour montrer qu’avec Internet la poésie s’exporte loin à la ronde. La soirée de l’Équinoxe du festival romand est ainsi prévue le 21 mars 2019… à New York.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.