Un xénophobe obligé de vivre dans la peau d'une requérante

TélévisionUn politicien de droite xénophobe et une requérante d’asile échangent leur corps par magie. C’est le pitch de «Boomerang», nouvelle comédie produite par la RTS diffusée ce soir

Marlène Saldana dans le rôle de Berivan Xani.

Marlène Saldana dans le rôle de Berivan Xani. Image: RTS

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Se réveiller dans la peau de celui dont on préférerait tout ignorer. Une aventure que vont vivre le Suisse Théo, politicien xénophobe candidat au Conseil d'État à Fribourg, et Berivan, requérante d’asile kurde portant le voile. Son mantra à lui: stopper le flux d'étrangers qui «met en danger les valeurs suisses». Sa peur à elle: se faire expulser du pays qu'elle a rejoint au péril de sa vie.

«On avait besoin de personnages très opposés pour créer de l'humour», explique la Genevoise Nicole Borgeat, coréalisatrice. «Rien ne devait les faire se rencontrer a priori.» Un aspect va les lier pourtant: la compagne du politicien emploie secrètement la requérante comme femme de ménage. Un cocktail mystérieux d'un orage et d'un produit de nettoyage plus tard, Berivan et Théo se réveillent à l'hôpital, l'esprit coincé dans le corps de l'autre.

La mère de famille timide doit maintenant faire campagne auprès des cadres vieux jeu du parti, l'autoritaire jeune premier doit vivre dans un centre de requérents d'asile. Au risque de tout perdre. Le double jeu des acteurs, Marlène Saldana dans le rôle de Berivan et Guillaume Kerbusch dans le rôle de Théo, impressionne.

Une comédie sur l'intégration, un vrai défi pour les réalisatrices: «On avait envie de parler de l'islam en dehors de la polémique et des votations», confie Nicole Borgeat. «Et il fallait trouver un équilibre entre comédie et réalisme: en terme de procédure d'asile, tout est vrai.»

Le politicien comprend ce que ressent la requérante, l'inverse semble un peu moins vrai. À se demander si le film est un plaidoyer pour la gauche. «Non, répond Nicole Borgeat. Berivan apprend par exemple de Théo à ne plus se laisser faire. C'est un plaidoyer pour plus d’empathie, mais qui va dans les deux sens.» (24 heures)

Créé: 07.02.2018, 12h50

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