François Hollande n'a pas convaincu les éditorialistes

Revue de presseLa presse hexagonale consacre, ce vendredi matin, une large part à l'intervention télévisée du président français de jeudi soir. Scepticisme.

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Libération (Eric Decouty) «Nul ne s'attendait à des annonces fracassantes. Mais beaucoup espéraient plus qu'un souffle, un vent de colère ou de révolte face à la crise, le chômage, le désarroi des plus démunis. Et, au bout d'une heure, il n'y eut ni l'un ni l'autre. Deux traits ont pourtant marqué cette heure d'intervention télévisée souvent fade, presque banale. L'absence de pédagogie tout d'abord. Loin d'expliquer les chocs économiques de ces derniersmois, le Président s'est contenté de délivrer son chapelet de mesures. Comme s'il était sourd aux mécontentements de l'opinion ou ignorant de sa dégringolade dans les sondages, il n'a jamais cherché à donner les raisons du marasme, de la croissance à l'agonie.

Faute d'expliquer les causes du mal qui ronge la France et nombre d'autres pays européens, François Hollande court le risque d'approfondir le fossé d'incompréhension avec les Français. Une étonnante confiance ensuite. Dans sa politique et dans les mesures déjà prises: les emplois aidés les contrats de génération, les aides aux entreprises, la réforme bancaire:«Tous les outils sont sur la table», a-t-il répété, comme si, désormais, il n'y avait plus qu'à attendre 2015 que le pays reparte. Le pari est d'autant plus osé qu'aucune prévision économique sérieuse ne garantit l'espoir présidentiel.»

L'Humanité (Patrick Apel-Muller) «Les millions de téléspectateurs de France 2, hier soir, ne caressaient pas d'illusions en écoutant François Hollande...Mais l'exercice de pédagogie soigneusement préparé par les experts de l'Élysée a semblé tourner à vide. Qui oserait parier en effet que l'avalanche des mesures d'austérité conduira à autre chose qu'à plus de chômage et de difficultés ? Qui croit encore que les cadeaux au patronat, à nouveau ajoutés à une hotte bien pleine, serviront l'emploi et construiront un redressement industriel ? On aura entendu le président de la République vanter l'accord de dupes concocté par la direction de Renault ou celui de flexibilisation du travail ourdi par le Medef. Le modèle c'est donc «le donnant perdant» pour les salariés.

Ce sont aussi des dépenses publiques comprimées, les retraites repoussées et des prélèvements alourdis, si ce n'est l'impôt. Les Français auront entendu cela : sensible aux appels des milieux patronaux ou conservateurs, le président reste sourd à la colère larvée qui parcourt le pays. La chronique des fermetures d'usines et des vagues de licenciements est quotidienne. Le pouvoir d'achat a diminué au quatrième trimestre. La perspective de vivre plus mal demain qu'aujourd'hui se précise...Les électeurs n'attendaient pas du nouveau chef de l'État des lendemains qui chantent mais un peu moins d'injustice, un peu plus de solidarité, plus de distance à l'égard des marchés financiers, moins d'alignement sur les dogmes de l'austérité en cours à Bruxelles. Or le gouvernement ne s'éloigne guère des sentiers battus par l'équipe Sarkozy.»

Le Figaro (Paul-Henri du Limbert) «L'Élysée avait prévenu : il ne fallait pas attendre monts et merveilles de l'intervention télévisée du chef de l'État. On ne peut lui donner tort. Fidèle à sa manière, le chef de l'État n'a pas dit un mot plus haut que l'autre, et il a expliqué en substance qu'une politique qui ne marche pas peut, qui sait, marcher un jour. Voilà ce qui s'appelle un volontarisme ténu...François Hollande aurait dû tenter la grande transgression, celle qui lui aurait fait dire que la gauche française, en raison de l'urgence, devait jeter à la corbeille ses anciens missels. Il n'a pas osé, préférant, comme à son habitude, une improbable synthèse qui ne satisfera ni son camp ni ses opposants.

Certes, tout n'est pas à jeter dans le discours du président et chacun aura noté de petites évolutions positives vers le principe de réalité. Ainsi, il n'est plus, dit-il, l'adversaire des chefs d'entreprise. Mais cet aveu tardif ne l'empêche pas de remettre sur la table sa taxe à 75%, qu'il entend faire payer désormais à l'entreprise. Symbole, quand tu nous tiens...Contre la crise qui ravage tout sur son passage, François Hollande s'arme, dit-il, d'une nouvelle «boîte à outils». Il ne doit pas en exagérer l'efficacité. Car que voit-on à l'intérieur ? Des petits tournevis et des clous de tapisserie, quand il faudrait des ponceuses et des rabots.»

Ouest-France (Michel Urvoy) «Face à une défiance inédite, François Hollande aurait été coupable d'éviter cet exercice télévisuel. S'y prêtant, il savait qu'un oral, même porté à soixante-treize minutes, ne suffirait pas à refaire le monde et à redonner espoir aux chômeurs, aux investisseurs et aux contribuables. Il est même à craindre pour lui que la rareté de ses interventions - c'était la première depuis sept mois - et la solennité d'un événement savamment préparé ne mettent en relief, par contraste, des explications un peu laborieuses et une vision un peu éparpillée. François Hollande était attendu sur le terrain de la pédagogie, celui qui démontre qu'il domine son sujet et sait où l'on va. Il se devait de dissiper les malentendus qui créent des inquiétudes catégorielles et un attentisme général. Enfin, au-delà des correctifs nécessaires, on attendait qu'il frappe un grand coup en annonçant des réformes structurelles...

Même quand il dit sa confiance et sa détermination, François Hollande reste un président tiraillé entre rigueur et vigueur, entre court et long terme. Les Français veulent du travail, du pouvoir d'achat et un État plus efficace et moins coûteux. Lui, compte sur le temps. Un peu pédagogue, un peu rassurant, un peu ambitieux : tout au plus a-t-on assisté, hier soir, au modeste début d'une longue tentative de reconquête.»

Sud-Ouest (Bruno Dive) «Pendant les longues minutes au cours desquelles il a vanté les outils mis à la disposition des chefs d'entreprise, puis prôné une simplification administrative certes nécessaire mais qui n'est pas de son niveau, on a pu se demander ce que François Hollande était venu faire dans cette galère. Une fois encore, il n'a pas écouté les conseils de ceux qui lui suggéraient de renverser la table et d'annoncer des mesures fortes.

Il s'est contenté d'ajuster la nappe, de déplacer quelques couverts...Du pur Hollande: il a beau avoir un cap - la croissance - et une priorité - la baisse du chômage -, il reste vague sur les moyens d'y parvenir et flou sur de nombreux sujets...Tout cela ne donne pas une politique très lisible. Depuis hier soir, on ne sait même plus qui est François Hollande, puisqu'il a réussi à se présenter coup sur coup en président socialiste, puis en président qui ne l'est plus...»

Le Midi Libre (Jean-Michel Servant) «Il était temps. Après avoir longtemps cru que +le changement c'est maintenant+, François Hollande semble enfin avoir pris conscience de la gravité de la crise. De l'ampleur des difficultés. Du rythme des réformes dont les effets ne se feront pas sentir avant plusieurs mois, voire plusieurs années. Un nouvel état d'esprit soufflé par ses communicants mais qui est encore peu convaincant. Car malgré tous ses efforts à expliquer le contenu de sa «boîte à outils», le chef de l'État reste confus sur la capacité de la France à retrouver la croissance.

Brouillon sur ses choix pour réduire le chômage. Imprécis sur son calendrier pour abaisser les déficits publics. Même s'il veut créer un «choc des simplifications» pour les entreprises, le président de la République n'arrive toujours pas à provoquer le «choc d'espérance» tant attendu. À imaginer un nouveau modèle pour transformer la société. À donner l'illusion qu'il peut gagner la bataille de la confiance. François Hollande s'efforce d'être un bon gestionnaire, soucieux des équilibres et des susceptibilités, mais il lui manque encore l'essentiel pour vaincre la crise : l'audace du combattant.»

La Presse de la Manche (Jean Levallois) «François Hollande a fourni une bonne prestation, hier soir sur France 2, face aux questions de David Pujadas. On serait même tenté de dire que Claude Sérillon, le conseiller en communication du président, a parfaitement réussi l'exercice. Le président de la République a, en effet, soigneusement préparé ce rendez-vous médiatique qui lui a permis de se présenter en homme intelligent, rassembleur, plutôt amical, se voulant déterminé et compréhensible. Et pourtant, le sentiment que l'on retire après tout cela, tout en reconnaissant que le président a maîtrisé son sujet, c'est, une fois encore, une addition de concepts, de décisions volontaristes et de propos lénifiants, dans ce langage mêlé qui permet à François Hollande d'affirmer une chose et son contraire dans la même phrase.»

La Voix du Nord (Hervé Favre) «Sa majorité attendait plus qu'un exercice de pédagogie énumérant les mesures déjà prises et rappelant l'état du pays à son arrivée à l'Élysée pour expliquer les difficultés présentes. De ce point de vue, François Hollande n'aura pas déçu son camp. En revanche, ceux qui attendaient de François Hollande des accents churchilliens n'ont rien entendu de tel. Le président ne veut même pas entendre parler d'«austérité», pour lui annonciatrice d'explosion sociale en Europe. Au fil de cette heure d'entretien, le président, présumé indécis, a tout de même tranché plusieurs débats et polémiques qu'il traînait comme autant de boulets depuis son arrivée.

Ainsi la taxation à 75 % des hauts revenus censurée par le Conseil constitutionnel revient sous une nouvelle forme, le mistigri étant habilement refilé aux entreprises...Non, les allocations familiales ne seront pas fiscalisées ; oui, elles seront bien réduites pour les plus hauts revenus...Toutes ces mises au point et annonces ne font cependant pas un tournant du quinquennat. Ni le «changement de braquet» attendu par la gauche du PS.»

Les Dernières Nouvelles d'Alsace (Dominique Jung) «Quand on préside une République inquiète, «parler aux Français» est un exercice à hauts risques. La France ne carbure plus qu'à l'affectif : le rejet l'emporte sur l'adhésion. Ce mécanisme concerne autant François Hollande que son bouillant prédécesseur. Dans ce contexte angoissé, il est évident que l'intervention d'hier n'inversera pas la tendance flageolante. Ce fut un très honorable tour d'horizon. Le président s'est efforcé de répondre aux questions qu'on lui posait, il a donné des indications sur la réforme des allocations familiales, la stabilisation des impôts d'État, les simplifications administratives, les prélèvements sur les grandes entreprises, le statut d'une employée de crèche qui porte un voile et bien d'autres sujets non négligeables.

Mais on survolait là une sorte de second cercle alors que les Français n'ont d'yeux que pour l'épicentre. Quand la terre tremble, il est difficile de se passionner pour le réaménagement de la cuisine et du salon, aussi pertinent soit-il. C'est le drame de cette présidence.»

La Charente Libre (Jean-Louis Hervois) «Au risque d'agacer un grand nombre de ses propres concitoyens, François Hollande pense qu'il préside un grand pays qui a presque toutes les chances de son côté. «Est-ce que l'Allemagne est plus forte que nous ? Et bien non...» dit le Président à un pays tout à son anxiété et qui se refuse à entendre un tel discours. C'est tout le malentendu qui s'installe dans le débat public et que l'intervention du président de la République hier soir sur France 2 n'aura certainement pas dissipé. Hollande n'en est pas dupe, bien sûr.

Mais il restera indéfectiblement plus tortue que lièvre, plus fourmi que cigale, animal de «cuir solide et de sang-froid» préférant les longues platitudes et même les passages sous-terrains à l'agitation sarkozienne qui électrisait le climat...Pour le reste, l'ordonnance de François Hollande ne risque guère calmer les angoisses françaises. Il faudra allonger la durée de cotisations des retraites, toucher aux allocations familiales des revenus les plus élevés, réorienter l'indemnisation chômage vers le retour à l'emploi. Tout cela sans céder au mot tabou d'austérité.»

La République des Pyrénées (Jean-Marcel Bouguereau)

«François Hollande est un excellent social-démocrate. Il veut toujours inverser la courbe du chômage d'ici fin 2013. Pour lui, +c'est un engagement et une bataille+. Il est pour une république +apaisée+. De ce point de vue, il contraste avec son prédecesseur, même si les soutiens de Nicolas Sarkozy qui manifestaient hier soir essayaient de le faire passer pour un affreux. Il n'est pas le neo-libéral que décrit Mélenchon. Il est sympathique. Intelligent. «Lucide. Conscient» des attentes du pays à son égard. Il nous dit qu'il est «un chef de bataille», «pas un commentateur». Il nous dir qu'il a un ca : la croissance qu'il va +créer+. Alors, comment se fait-il qu'après cette longue prestation télévisée, plutôt poussive au début et plus incisive sur la fin, qu'il n'ait pas réussi à nous convaincre? François Hollande se balade avec aisance à travers les chiffres du déficit mais il ne nous transmet rien.

Les Français sont inquiets de leurs niveaux d'imposition. Pourquoi le Président de la République a-t-il remisé ces promesses d'une grande réforme fiscale à la scandinave qui permettrait de compenser les efforts demandés par une mise à plat plus juste d'un système d'impôts qui est devenu plus opaque que jamais? Si , comme il l'avait dit au Bourget, » la France n'est pas le problème « mais » la solution «, quel récit propose-t-il aux Français fatigués par une crise qui les mine, qui renforce leurs penchants au pessimisme et qui pourrait les transcender ? ...C'est que François Hollande a aussi tous les défauts de ses qualités. C'est un excellent social-démocrate et un bon tacticien mais peut-être n'est-ce pas ce chef de bataille qu'il nous a assuré d'être ?»

La Dépêche du Midi (Jean-Claude Souléry) «La solitude du Président! On le sait entouré de conseillers, de ministres fidèles, et d'amis de longue date. Mais voilà: François Hollande était seul, hier soir, dans le splendide désamour qui au fil des sondages serait devenu le sien. Et il a fait face à tous. Avec le courage de celui qui se sait impopulaire, prend des coups, et devine ce que dit, de l'autre côté de l'écran, la masse des mécontents. Le Président n'avait hier à leur opposer qu'une seule attitude: assumer, expliquer, rassurer et parier sur le temps.

C'est lui, Hollande, qui porte le pouvoir. Lui seul qui est au front face à la gravité de la crise et l'incompréhension de ceux qui la subissent. En définitive, le seul avantage des crises, c'est qu'elles se terminent bien un jour. +Est-ce que j'ai fait réussir la France? Est-ce que j'ai fait reculer le chômage?+ Ces questions que François Hollande se pose à lui-même constituent un pari essentiel à l'horizon de son mandat. Le temps - qui renverse souvent les situations compromises - est aujourd'hui l'unique allié d'un Président qui n'en compte guère.»

L'Est Républicain (Jean-Pierre Ténoux) «Nicolas Sarkozy voulait aller chercher la croissance «avec les dents». François Hollande préfère la +créer+ avec sa «boîte à outils». Cela fait un peu «Monsieur Bricolage» comparé à son prédécesseur mais l'option carnassière ayant échoué, difficile de refuser à l'actuel Président son propre droit à l'expérimentation. L'essentiel est qu'il veuille agir plutôt qu'attendre passivement. Quitte à s'égarer parfois dans son catalogue de mesures, l'homme s'est fait le VRP de ses dix mois d'action. On en retiendra le concept inédit de «choc de simplification»qui ne veut pas dire grand-chose.

Ainsi qu'un petit lapsus : «Je ne suis plus président socialiste», lâché pour signifier qu'il était celui de tous les Français. Espérons pour lui que la formule fera moins de dégâts sur son aile gauche que la maladresse comparable de Lionel Jospin. Au final, François Hollande est resté comme toujours, prévisible. Certes, il a beaucoup usé du Je pour s'éloigner de l'envahissant «normal» d'autrefois. Mais à le voir et à l'écouter, impossible de ne pas penser au «Je est un autre» de Rimbaud et Lacan. Comme si le chef de l'Etat , qui sait sûrement où il veut aller et comment, n'était pas encore prêt à l'assumer.»

Journal de la Haute-Marne (Christophe Bonnefoy) «Elle est bien loin, l'envolée lyrique du «Moi, Président» de début 2012. Face à Nicolas Sarkozy, le ton se voulait résolument optimiste. On sait maintenant que l'optimisme est forcément plus mesuré et les promesses bien difficiles à tenir. Presque un an après son élection, François Hollande n'a pas réussi à décoller. La crise persistante imposait d'y répondre par une ligne claire, des propos rassurants, mais aussi une certaine poigne. L'ex-premier secrétaire du PS n'a conservé que les propos... sans jamais réussir jusqu'à maintenant à les transformer en une action efficace. Les sondages le montrent, ils sont cruels : le chef de l'Etat est d'une impopularité qui fait boire du petit lait à l'opposition. Et même dans les rangs du Parti socialiste, les attaques se font plus précises. C'est dire. Hier soir, les Français ne se faisaient aucune illusion. Ils n'ont en quelque sorte pas été déçus.

Entre les paroles et les actes, ils n'ont malheureusement eu que les premières. Et pour cause : François Hollande est coincé entre l'obligation rapide de résultats et le temps qu'il voudrait laisser au temps pour que les remèdes commencent à agir. Il est également acculé à la prudence, à des économies drastiques, qui prennent les Français à la gorge quand eux, exigent de voir leur quotidien s'améliorer très vite.»

(afp/nxp)

Créé: 29.03.2013, 08h36

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