Passer au contenu principal

Netflix recrute les Defenders

Jessica Jones et ses superpotes façon Avengers arrivent sur les écrans. La plate-forme triomphe, Hollywood tremble.

Les Defenders déboulent sur Netflix, prêts à défendre l’héritage Marvel sur la petite lucarne ou les tablettes. Depuis quelques jours, l’écurie répète en série une stratégie triomphante expérimentée dans les salles du monde entier. Après avoir délégué ses superhéros en solo, comme Iron Man ou Captain America, la franchise les soude en dream team . Ces Avengers, à leur tour, rapportent des centaines de millions de dollars au box-office, le bénéfice «super­héroïque» cumulé passant la barre des 10 milliards l’an dernier. Le concurrent DC Comics riposte bientôt avec Batman et Superman dans The Justice League . Mais c’est une autre histoire.

«Je ne voulais pas Alexandra en «reine de glace», ce genre éculé chez les méchantes…»

Il y a deux ans, Marvel s’allie avec la plate-forme de téléchargement payante Netflix. Dénichant des superhéros pas trop fatigués, la marque lance Daredevil, puis Jessica Jones, Luke Cage et Iron Fist. Si ce dernier s’avère mou du poignet, ses homologues excellent. Seule variante par rapport à l’univers des comics, l’irruption de la maléfique Alexandra. Sigourney Weaver l’incarne avec une perversité onctueuse. En légataire universelle d’un pan entier du septième art S.F., l’actrice lui donne sa sophistication classieuse. «Je ne la voulais pas «reine de glace», ce genre éculé chez les méchantes… Au contraire, Alexandra me semble réaliste, une businesswoman qui possède un empire à New York.» The Defenders, d’ailleurs, privilégie la psychologie à taille humaine plus que le bling-bling des effets spéciaux.

En la matière, jusqu’au troisième épisode, les présentations pourront paraître fastidieuses. Il faut rappeler que Luke Cage, l’être invulnérable aux balles, sort de prison. Que Jessica Jones ronchonne avant même d’ouvrir la bouche, que Daredevil s’est rangé en honnête travailleur, «catholique», précise-t-il avec la bénédiction énamourée de sa blonde secrétaire. Ou qu’Iron Fist a pu décevoir – là, les scénaristes font sans doute preuve d’autodérision par rapport à sa série, le bouddhiste au bras lumineux s’y montrant peu convaincant.

Horde de comics à l'horizon

De toute façon, sous la bannière des Defenders, l’équipe percute et évacue les petites maladresses des 65 épisodes précédents. Dotée d’un budget estimé à plus de 200 millions de dollars, l’opération globale a de quoi inquiéter les producteurs traditionnels. Et ça grenouille. Les concurrents, ancestraux ou plus récents, réagissent. Et l’Amérique s’attend à voir débouler une horde de comics, The Inhumans sur ABC, Kryptonsur Syfy, The Gifted chez Fox, etc. Au début du mois, Disney déclarait sa volonté de s’émanciper de la plate-forme de téléchargement, les observateurs prédisant que Tonton Walt songeait à créer son propre support.

De son côté, Netflix ne lâche pas ses superhéros. Jessica Jones, justicière punkette iconoclaste qui trinque et encaisse comme un bûcheron, revient en saison 2 début 2018, comme son collègue, l’avocat aveugle Daredevil, déjà en saison 3. Luke Cage et Iron Fist sont attendus l’année suivante. Les chiffres affolent. La plate-forme annonce un budget de 6 milliards de dollars, deux fois plus qu’Amazon Studios. Et entend produire 1000 heures de contenu pour 2018, tout en poursuivant une politique d’acquisition agressive. Seule certitude, il faudra devenir un consommateur superhéroïque pour survivre à cet afflux de séries chronophages.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.