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«Pose», le feuilleton qui s’affiche vraiment dans un tout autre genre

Jamais une série n’a affiché tant de héros et d’héroïnes LGBT. Plongée historique dans les clubs à New York en 1987. Et plus si affinités.

1. Une première dans l’histoire des séries

En huit épisodes de «Pose», le flamboyant producteur et scénariste Ryan Murphy a opéré une petite révolution. Si Madonna chantait «Vogue» dans l’album «Breathless» en 1990, la pratique n’avait jamais été documentée dans un feuilleton grand public. Découvrir la culture «ball» dans ses moindres costumes et fanfreluches amuse déjà, tant les «queens» comme Elektra (Dominique Jackson) et autres matrones régnant sur les «maisons» se livrent à des combats féroces. Loin du mantra «vis, travaille et prends la pause», une époque s’agite au sous-sol des clubs du New York de 1987.

2. Pas que des pros

Jamais auparavant une série n’avait requis autant de talents transgenres. Mieux, l’Américain Ryan Murph, militant queer et camp jusqu’au bout des ongles, créateur de «Glee» ou «American Crime Story», a engagé beaucoup d’amateurs, transgenres surdoués qui s’improvisent acteurs face à des professionnels connus. Un véritable geste politique qui donne aussi une patine authentique à l’ensemble.

3. «Pose» ne cherche pas la pure provoc

«Pose» enthousiasme par l’équilibre miraculeux entre la peinture d’une époque d’une intolérance crasse, et des profils psychologiques fouillés avec une sensibilité minutieuse. Le show tient la route, pas seulement sur son emballage soigné, un peu trop luxueux d’ailleurs selon les experts de la communauté LGBT qui rappellent combien la scène club devait compenser de pauvres moyens financiers par des trouvailles emplumées. Mais la séduction vient plutôt de personnages ordinaires qui loin de provoquer, touchent par leur humanité. Voir ce père de famille, employé de jour d’un certain Donald Trump, ami la nuit d’une prostituée transgenre. Ou ce danseur black et gay, jeté par les siens, qui retrouve une famille dans une «maison». Pas besoin d’être LGBT pour adhérer à ces mal barrés de l’Amérique d’un autre siècle.

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