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Retour de «Twin Peaks» sur la Croisette, 25 ans après

Comme Jane Campion avec «Top Of The Lake», David Lynch fait partie des événements du 70e avec la troisième saison de sa fameuse série.

Une image d'une scène de Twin Peaks. Photo d'illustration
Une image d'une scène de Twin Peaks. Photo d'illustration
EPA

Un quart de siècle après le meurtre brutal de Laura Palmer, Twin Peaks revient pour une autre histoire dans cette étrange ville de l’état de Washington. Dans la red room au sol zébré et aux rideaux rouges, l’agent du FBI Dale Cooper fait face à la jeune fille, qui lui donne rendez-vous dans… 25 ans. Nous voici partis pour les deux premiers épisodes fusionnés de la troisième série, qui en comporte dix-huit. Et 217 rôles.

David Lynch et Mark Foster ont rappelé une grande partie du casting originel, dont Kyle MacLahan (Dale Cooper) flanqué d’un jumeau maléfique, tueur redoutable au visage buriné et aux cheveux longs, Sheryl Lee (Laura Palmer), Michael Horse (Hawk) et Catherine E. Coulson , la dame à la bûche, décédée des suites d’un cancer pendant le tournage en 2015.

Mais il y a évidemment des visages inédits, dont les acteurs fétiches de Lynch (Laura Dern, Naomi Watts, Patrick Fischer) tout comme des lieux. On n’est que peu à Twin Peaks. Avec un détour à Las Vegas, les deux créateurs nous baladent à New York où un étudiant payé par un milliardaire surveille un mystérieux et dangereux cube de verre, ainsi que dans le Dakota du Sud où une femme est atrocement assassinée. Sa tête tranchée repose sur un corps masculin particulièrement velu. Un suspect est rapidement arrêté. ll s’agit du proviseur du lycée, qui a laissé des empreintes partout, mais qui ne comprend rien à ce qui lui arrive…

Deux épisodes tordus entre télévision et cinéma

Il n’est pas le seul. On est face à un objet non identifié, hybride, entre télévision et cinéma. Les deux premiers épisodes sont troublants, dérangeants, violents, sanglants, sexuels, et surtout tordus tant Lynch, livré à ses obsessions du genre dédoublements et boucles temporelles, se plaît à nous égarer dans un récit à tiroirs, passant d’un univers à l’autre sans structure narrative, avec une succession de scènes plus ou moins abracadabrantes.

Peu importe. La magie opère, c’est du Lynch pur sucre. Les aficionados à tout crin, qui ont pu découvrir le pilote sur la chaîne câblée Showtime outre-Atlantique avant qu’il soit dévoilé à Cannes, adorent et crient au génie. Pour l’heure toutefois, la presse américaine se montre sceptique devant cette renaissance labyrinthique. Elle n’a attiré qu’un demi-million de téléspectateurs, alors que 35 millions avaient suivi le début de la première saison en 1990.

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