Rébecca Balestra dissèque les rouages de la création scénique

ThéâtreDans «Show Set», la jeune comédienne navigue entre comédie, autodérision et slam. À voir jusqu’à dimanche à l’Arsenic.

Le technicien Robin Dupuis, complice de l’actrice.

Le technicien Robin Dupuis, complice de l’actrice. Image: SÉBASTIEN MONACHON

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Show Set. Avec un titre pareil, le spectacle de Rébecca Balestra promet une ribambelle de jeux de mots et de textes bien envoyés. Percutants. À l’Arsenic jusqu’à dimanche, la comédienne tourne en dérision le processus de création scénique et les tuiles qui vont avec. Un budget trop serré? Pas grave, on réduit les décors et les effets spéciaux. Un imprévu sur scène? On improvise et on continue. D’ailleurs, Show Set trouve sa genèse dans un de ces accidents scéniques bien embarrassants. «Je jouais à l’Usine, à Genève. Un technicien devait m’apporter un verre d’eau mais il n’est pas venu. Je répétais ma réplique dans le vide. Cette situation a créé un décalage que j’ai eu envie de creuser.» À tel point qu’elle a convié sur scène le technicien Robin Dupuis, espiègle complice.

Derrière cette légèreté de ton, l’artiste de 29 ans révèle une fragilité, qu’elle dévoile çà et là par le slam. Les poèmes ponctuent le spectacle de notes plus contrastées. Une pause, une respiration au milieu de toute cette frivolité. Le ton décalé se fait plus grave. La voix plus intense. Rébecca Bales­tra confie s’être nourrie de son dernier rôle, celui de l’héroïne suicidaire de 4.48 Psychose, de Sarah Kane, qu’elle a interprété en septembre dernier au Festival de La Bâtie, à Genève. «Dans la première version de Show Set (ndlr: présentée en 2016 au far°, à Nyon), je n’assumais pas totalement les slams, j’étais plutôt dans le registre de l’humour. Je crois que 4.48 Psychose m’a aidée à entrer dans le drame.»


Lausanne, Arsenic
Me 22 nov. (19 h 30), jeu 23, ve 24, sa 25 (20 h 30) et di 26 (17 h)
www.arsenic.ch
(24 heures)

Créé: 22.11.2017, 11h17

Articles en relation

Pamina de Coulon entraîne le public dans son flot de mots

Scène Dans deux spectacles, la jeune auteure et performeuse montreusienne disserte autour de la question de l’engagement. Jusqu’à dimanche à l’Arsenic. Plus...

«La "success story" de l’Arsenic est le fruit d’artistes jugés iconoclastes à leur début»

Interview Patrick de Rham, nouveau directeur du théâtre lausannois, confie ses ambitions. Plus...

Le nouveau directeur de l'Arsenic a dévoilé sa première saison

Un théâtre, une saison Patrick de Rham a dévoilé le nom des artistes programmés jusqu'en décembre et la nouvelle identité visuelle du théâtre lausannois. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actu croquée par nos dessinateurs, partie 5

C'est la guerre du rail entre CFF et BLS. Paru le 20 avril 2018.
(Image: Bénédicte) Plus...