La Cie Bilbao théâtre feuillette la vie de Peggy Lee

CritiqueAriane Moret, avec les musiciens Arthur Besson et Daniel Perrin, survole l’existence morcelée et méconnue de l’interprète de Fever.

Daniel Perrin, Arthur Besson et Ariane Moret traversent la vie de la chanteuse Peggy Lee, avec un spectacle théâtro-musical en tournée romande. Image: Lola Lehmann

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Peggy Lee. C’est elle qui a rendu mémorable le tube planétaire Fever. Elle a aussi inspiré, avec sa vie dissolue et son goût pour le kitch, la célèbre cochonne éponyme du Muppet show. Ça, c’est pour l’anecdote. Chanteuse, compositrice, comédienne. Avec plus de soixante ans de carrière et 1200 titres enregistrés, Peggy Lee a traversé les modes musicales. Influençant aussi bien Paul Mc McCartney que Bette Midler, Madonna que K.d. Lang.

Après une série de représentations bouclées au 2.21, la compagnie lausannoise Bilbao théâtre part dès ce soir en tournée avec son nouveau spectacle créé autour de la vie de cette old goldie souvent méconnue. Une chaleureuse évocation à découvrir en attendant le biopic promis par Hollywood pour 2016.

Après avoir connu un succès certain avec BILBAO, Brecht-Weill Songs au début des années 2000, la Lausannoise Ariane Moret, entourée cette fois-ci des musiciens Arthur Besson et Daniel Perrin, a imaginé une nouvelle évocation théâtro-musicale qui mélange chansons, textes projetés ou lus, scènes rejouées. Durant une petite heure et demie, le trio enchaîne des instants qui révèlent cette boulimique de vie entre échecs, succès, caprices et paillettes.

Strange Desire [#Peggy Lee] prend les chemins d’un laboratoire. On découvre trois artistes en répétition. Ils cherchent à percer l’énigme Peggy Lee qui, petit à petit, émergera sur scène. Avec une structure éclatée qui cultive le caractère insaisissable de l’Américaine, cette création originale manque un peu de liant. Les phrases lues ou longuement projetés ne suffisent pas toujours à ancrer clairement la complexité du personnage. De leurs côtés, les (excellents) musiciens sont naturellement plus à l’aise derrière leurs instruments que dans les scènes jouées. Mais la poésie visuelle déployée pour contourner l’économie volontaire de moyens et les charmes vocaux d’Ariane Moret suffisent à transformer cet ovni artistique en un moment agréable, dont on ressort inévitablement… en fredonnant.

Note: Tournée vaudoise: Nyon, Usine à gaz, 8 oct. (Rés.: 022 361 44 04) ET Rolle, Théâtre du Casino, 13 nov. (Rés.: 021 825 12 40). www.bilbaotheatre.com

Créé: 07.10.2015, 14h12

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