Passer au contenu principal

HumourCuche et Barbezat passent l’actu vaudoise en «Revue»

Au Casino de Montreux, dix humoristes passent au crible l’année écoulée dans la «Revue vaudoise» mitonnée par le duo neuchâtelois. Jusqu’au 29 décembre.

La mère de famille (Nathalie Devantay) prépare sa pancarte pour la grève des femmes, sous le regard réprobateur de son mari (Marc Donnet-Monay) et de son père (Jacques Mooser).
La mère de famille (Nathalie Devantay) prépare sa pancarte pour la grève des femmes, sous le regard réprobateur de son mari (Marc Donnet-Monay) et de son père (Jacques Mooser).
William Gammuto
Mirko Rochat et Nathalie Devantay chantent les JOJ 2020 sur la musique de «Ce rêve bleu».
Mirko Rochat et Nathalie Devantay chantent les JOJ 2020 sur la musique de «Ce rêve bleu».
William Gammuto
Les dix humoristes saluent à la fin de la représentation.
Les dix humoristes saluent à la fin de la représentation.
William Gammuto
1 / 5

Quelle mouche a donc piqué Cuche et Barbezat lorsqu’ils se sont mis en tête de créer leur «Revue vaudoise»? Dans l’esprit du public, les deux humoristes sont d’indécrottables Neuchâtelois! Et pourtant, les deux joyeux lurons ont posé leurs valises en terres vaudoises il y a une vingtaine d’années. Cette ambiguïté fait le sel de leur fantasque inventaire de l’année écoulée. Goupillée avec la complicité de huit comparses, «La Revue vaudoise de Cuche et Barbezat» astique la Fête des Vignerons, la grève du climat ou le Comptoir Helvétique jusqu’au 29 décembre au Casino de Montreux.

En guise de fil rouge, Jean-Luc Barbezat et Benjamin Cuche reprennent les personnages fétiches de leurs légendaires «Revues» du Locle et de Neuchâtel: Jean-Henri, Neuchâtelois du bas en blazer ringard rouge (Cuche), et Pierre-Étienne, habitant du haut en veste d’hiver et bonnet à rabats (Barbezat). «On a déjà fait l’expérience à Saxon, et cela fonctionnait très bien d’amener ces personnages dans un autre canton, relève Jean-Luc Barbezat. Ça nous permet d’aborder les sujets avec plus de distance.» À leurs côtés, Marc Donnet-Monay, Jacques Mooser, Mirko Rochat et Nathalie Devantay, mais aussi Les Peutch (Carlos Henriquez, Christophe Bugnon et Noël Antonini), reformés pour l’occasion, et une guest star (Yann Lambiel, Karim Slama ou Pierric Tenthorey, en alternance).

Concurrence avec Lausanne?

Pourquoi Montreux? L’ambiance du Casino Barrière n’est pas franchement à la gaillardise. «Ce choix est lié à ma casquette de membre de la direction du Montreux Comedy, souligne Jean-Luc Barbezat. Je cherchais une solution pour que les Montreusiens s’identifient un peu plus à ce festival, qui est très international. J’ai réfléchi à pas mal de trucs, puis j’ai eu l’idée d’une revue. Et mon but est de la pérenniser.» De son côté, le Casino y perçoit l’occasion d’attirer un public peu friand de machines à sous et de relancer des activités culturelles entre ses murs. «Cet établissement a longtemps été un lieu culturel avant d’être repris par Barrière. D’ailleurs, le Parti libéral montreusien y présentait ses revues», rappelle l’humoriste.

Lancée en grande pompe jeudi soir devant un public hilare, la «Revue vaudoise» fera-t-elle de l’ombre à sa cousine lausannoise (dès le 15 novembre à l’Espace des Terreaux)? «L’année dernière, quand j’ai appris qu’une revue se préparait à Lausanne, je me suis dit «Merde!», rigole-t-il. Je suis allé la voir et j’ai adoré.» Pour lui, les deux shows ont les mêms chances d’attirer le public. «Aujourd’hui, l’humour est partout, notamment sur le web. Mais je pense que le public a besoin de ce style de spectacles, qui mettent l’accent sur les gens d’ici, sur l’humour de proximité.»

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.