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ThéâtreDéfilé d’hommes au Pulloff, entre chimères et réminiscences

Anne Vouilloz livre une jolie prestation dans la pièce de Joseph Incardona. Mais le spectacle s’enlise dans un rythme monotone. Critique.

Anne Vouilloz et Frédéric Polier jouent Poupée et Max.
Anne Vouilloz et Frédéric Polier jouent Poupée et Max.
ANNE VOEFFRAY

«Que reste-t-il de nos amours?» chantait Trenet. Sur la scène du Pulloff, le disque grésille et se raie. Métaphore des aléas sentimentaux de Poupée, héroïne de la pièce «Les hommes» fraîchement publiée par Joseph Incardona. L’écrivain genevois cosigne la mise en scène du spectacle, à voir jusqu’au 23 septembre.

L’histoire? Poupée a fini dans le décor avec sa Ford Mustang.Blessée, elle trouve refuge dans le bar d’une station-service déglinguée. Perruque platine, bijoux clinquants et talons aiguilles, notre héroïne aux faux airs de Marilyn passera en revue les hommes qui ont traversé sa vie. Entre chimères et réminiscences. Max, le premier amour, Ken, le mari.

Mais aussi le père, l’agresseur d’un soir… Ouvrant une parenthèse défiant toute logique narrative – «relativité du temps» –, le texte navigue entre l’ici et l’ailleurs, le passé et le présent, le réel et l’imaginaire dans un rythme ondulant subtilement. Malheureusement, la mise en scène ne rend pas ces nuances. Le spectacle s’enlise bien souvent dans un ton monotone. Mais on retiendra la prestation d’Anne Vouilloz qui, de sa voix singulière, tantôt claire tantôt grave, cassée par moments, compose une Poupée attachante.

Lausanne, Pulloff Théâtres Jusqu’au 23 septembre. Renseignements: 021 311 44 22

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