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ThéâtreLa douleur du «Fils», un succès brillant

Le dernier volet de la trilogie familiale de Florian Zeller à Morges et à Pully.

Rod Paradot, jeune acteur distingué par le Molière 2018 de la révélation masculine avec «Le fils» de Florian Zeller.
Rod Paradot, jeune acteur distingué par le Molière 2018 de la révélation masculine avec «Le fils» de Florian Zeller.
LISA LESOURD

Qui a dit que le théâtre populaire ne devait se préoccuper que de faire rire, dans une logique de pur divertissement? Les pièces de Florian Zeller démontrent qu’il est possible d’aborder des sujets sensibles, raccordés à des soucis existentiels tout ce qu’il y a de plus actuels, sans pour autant recourir à des formes ébouriffantes, déconstruites.

Avec «Le fils», l’auteur parisien clôt une trilogie familiale entamée en 2010 par «La mère», pièce qui valut à Catherine Hiegel le Molière de la meilleure comédienne en 2011 – un rôle qui vient d’être endossé mercredi par Isabelle Huppert à New York. Après «Le père» en 2012, il a donc fallu attendre six ans pour que Zeller mette un terme – brillant – à ses variations autour du cercle de la tribu contemporaine.

«Le fils» aborde cette fois le repli, la dépression adolescente, et la tentative d’un père de sauver sa progéniture de l’enfermement, de la déscolarisation. Créée il y a un an à la Comédie des Champs-Elysées avec Yvan Attal et Anne Consigny dans les rôles des parents, la pièce a désormais changé de distribution avec Stéphane Freiss et Florence Darel. Elle a surtout permis à Rod Paradot, dans le rôle-titre, de se faire un nom, distingué par le Molière 2018 de la révélation masculine.

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