Figure légendaire des Faux-Nez, Jacques Bert a tiré sa révérence

Carnet noirL’homme de théâtre et de chanson s’est éteint mardi à l’âge de 82 ans.

Jacques Bert (ici en 2009) est décédé mardi.

Jacques Bert (ici en 2009) est décédé mardi. Image: VANESSA CARDOSO - A

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Il avait fait du cabaret des Faux-Nez un lieu mythique de la vie culturelle lausannoise. Jacques Bert, né Gilbert Culand en 1937 à Villeneuve, s’est éteint mardi à l’âge de 82 ans. Passionné de théâtre et de chanson française, Jacques Bert a été, de 1973 à 1994, l’âme du cabaret des Faux-Nez, fondé deux décennies plus tôt par une poignée d’artistes autour de Charles Apothéloz.

Nichée dans un ancien carnotzet de la rue de Bourg, sous une voûte de pierre, la petite salle d’à peine cent places mais bourrée de charme a vu défiler une myriade d’artistes. «L’ambiance était très conviviale, tout le monde fumait», se remémore Michel Caspary, ancien journaliste à «24 heures», aujourd’hui directeur du Théâtre du Jorat. «Jacques Bert avait peut-être un côté un peu bourru, mais il a toujours été bienveillant et touchant en homme qui aimait vraiment les artistes.»

«Jacques Bert a toujours été bienveillant et touchant»

Pendant des années, les Faux-Nez rayonnent loin à la ronde, sous l’égide du Centre dramatique de Lausanne (CDL, ancêtre du Théâtre de Vidy), alors dirigé par Charles Apothéloz. Mais en 1989, Matthias Langhoff reprend les rênes du CDL et se désintéresse de la petite salle pittoresque. La gestion des lieux est alors reprise par Le Square Dance, la société qui gère le MAD. Cinq ans plus tard, les propriétaires du bâtiment décident de ne pas renouveler le bail. L’aventure des Faux-Nez s’achève.

Mais le parcours de Jacques Bert ne se résume pas au cabaret lausannois. D’abord comédien, il a été directeur technique du CDL, sous l’ère Apothéloz puis aux côtés de Franck Jotterand – c’est d’ailleurs à lui que l’on doit la construction de La Passerelle, la petite salle de Vidy. Après l’accident de Franck Jotterand, il reprend les rênes du CDL aux côtés de Pierre Bauer, jusqu’en 1989. Il prendra par la suite la direction du Festival de la Cité, rôle qu’il assumera jusqu’en 2002.

«Si on était passionné comme lui, on pouvait développer de très bons rapports avec lui, confie Michel Caspary. Il m’a ouvert des portes, et je lui en suis reconnaissant.»

Créé: 29.10.2019, 22h11

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