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ThéâtrePenchants névrotiques disséqués à L’Oriental

La Cie Tête en l’air sonde les dysfonctionnements des individus dans une pièce de Lukas Bärfuss.

Sans ses médocs, Dora va chambouler son entourage.
Sans ses médocs, Dora va chambouler son entourage.
DR

Dora est assommée par des médocs supposés refouler sa «fêlure aux étages supérieurs». Lorsque sa mère, lasse de voir sa fille se métamorphoser en légume, décide de balancer ce cocktail thérapeutique explosif, toute la vie de Dora s’en trouve bouleversée.

«Elle va redécouvrir son corps, rire à nouveau, retrouver sa libido de manière décomplexée. Ça va chambouler son entourage car, par son côté cash et désinhibé, elle mettra sa famille et ses collègues face à eux-mêmes», résume Carole Epiney, qui endosse le costume de Dora, héroïne de la pièce Les névroses sexuelles de nos parents, jusqu’à dimanche à l’Oriental, à Vevey (avant le Pulloff, à Lausanne, du 3 au 9 mai).

Ce texte du dramaturge zurichois Lukas Bärfuss dissèque – non sans humour – cette «société des médicaments» encline à nous bourrer d’antidépresseurs et d’anxiolytiques pour calmer nos penchants névrotiques. «Jacques Maitre, qui signe la mise en scène, et moi avons eu un véritable coup de cœur pour cette pièce qui aborde des questions de société, sans juger les personnages.»

Le fil dramaturgique du spectacle? Un examen clinique du «cas Dora», dans un décor blanc rappelant le monde médical. «On a voulu accentuer le côté laboratoire, reprend Carole Epiney. Avec dans l’idée que le personnage de Dora fonctionne comme un miroir des autres.»

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