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Théâtre«Photographies de A» dans le flou de l’hystérie

Au Pulloff, la pièce de Daniel Keene plonge dans une psyché troublée

Dans «Photographies de A», Ariane Moret (à g.), comédienne à la mise en scène, partage la scène avec Catherine Graindorge.
Dans «Photographies de A», Ariane Moret (à g.), comédienne à la mise en scène, partage la scène avec Catherine Graindorge.
MARIO DEL CURTO

Augustine. Derrière ce prénom d’un autre temps, se cache l’une des patientes les plus célèbres de Jean-Martin Charcot, médecin du XIXe siècle connu pour ses recherches sur l’hystérie. C’est de cette femme que traite la pièce «Photographies de A» de l’auteur australien Daniel Keene que la compagnie Bilbao Théâtre vient de monter à L’Oriental de Vevey et qui se joue désormais au Pulloff à Lausanne.

À la mise en scène, mais aussi au jeu, Ariane Moret a soigneusement esquivé toute tentation de renvoi strictement historique pour délivrer un spectacle qui plonge plutôt dans la phénoménologie d’une psyché troublée.

Musique et projections contribuent à évoquer les sensations agitées de «A», tout en cherchant à thématiser la question du regard porté sur la maladie, puisque la photographie servait à documenter ces cas cliniques. Les impressions s’exhalent avec force et chaos, sans chercher à faire discours. Troublant et nébuleux.

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