Raconter une tragédie en partant de l’intime

ThéâtreA Aigle, le spectacle «Comment on freine?» revient sur le drame survenu dans une usine de textiles au Bengladesh.

L'héroïne de «Comment on freine?» fait une rencontre surnaturelle avec une victime de l'effondrement d'une usine de textiles au Bangladesh.

L'héroïne de «Comment on freine?» fait une rencontre surnaturelle avec une victime de l'effondrement d'une usine de textiles au Bangladesh. Image: CIE L'IVRAIE SEMBLABLE

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Avril 2013. Une usine de textiles s’effondre au cœur de Dhaka, au Bangladesh. 1133 morts. A des milliers de kilomètres de là, quelque part en Europe, une femme écoute les nouvelles à la radio. Le coffre de sa voiture est rempli de vêtements bon marché achetés frénétiquement dans un grand magasin. Malaise. Elle confond le frein et l’accélérateur. Accident. Deux histoires parallèles, l’une mondiale et réelle, l’autre intime et fictive, forment le cœur de Comment on freine?, que la Compagnie L’Ivraie Semblable présente dès ce soir et jusqu’à dimanche au Théâtre Waouw, à Aigle.

Cette pièce composée en 2015 par l’auteure française Violaine Schwartz entremêle ainsi la tragédie de Dhaka et l’histoire d’une jeune femme qui tente de se reconstruire après un accident de voiture. Et qui reste hantée par sa responsabilité de consommatrice dans l’économie globalisée. «Ce texte nous a plu car il nous permet d’aborder les thématiques de la surconsommation et de la mondialisation, souligne Clément Reber, metteur en scène. En même temps, il raconte une histoire intime à laquelle on peut facilement s’identifier.»

L’action prend place quelques mois après l’accident. A peine sortie de l’hôpital, la jeune femme emménage dans un nouvel appartement avec son compagnon. Retrouvailles. Le couple réapprend à vivre ensemble au quotidien. Mais le spectre de la tragédie bengalie ressurgit alors qu’elle déballe ses cartons remplis de fringues fabriquées à l’autre bout du monde. Elle fait alors une rencontre surnaturelle, inattendue, avec une victime du drame. «On assiste à travers elle aux différentes étapes de la production vestimentaire, explique Clément Reber. Mais ce n’est pas un personnage moralisateur. Elle ne fait que raconter son quotidien.»

Aigle, Théâtre Waouw Je 2 nov., ve 3, sa 4 (20 h) et di 5 (18 h) Rés. 079 637 40 69 www.waouw.ch

Créé: 02.11.2017, 11h11

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