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ThéâtreRêverie dans la forêt des Pléiades

Vincent Bonillo entraîne les spectateurs du Reflet dans les bois pour leur conter «Le songe d’une nuit d’été». Jusqu’au 30 juin.

Huit comédiens interprètent tous les personnages du «Songe d’une nuit d’été».
Huit comédiens interprètent tous les personnages du «Songe d’une nuit d’été».
CHRISTINE CARRON

Peuplés de créatures merveilleuses, regorgeant de légendes, les bois sont des lieux propices à la rêverie. À l’illusion théâtrale, aussi. Lorsque trois compagnies (Les PetiTabourets, Les cRis de l’asphAlte et la Cie Voix Publique) fomentèrent le dessein de monter une pièce au cœur de la forêt des Pléiades, «Le songe d’une nuit d’été», féerie shakespearienne composée entre 1594 et 1595, a envoûté l’équipée de huit comédiens emmenés par Vincent Bonillo. Prologue des festivités du 150e anniversaire du Théâtre du Reflet, à Vevey, ce spectacle fantasmagorique se déploiera sur six soirées estivales, dès ce jeudi et jusqu’au 30 juin.

La violence des passions

La fable prendra corps dans un décor sylvestre, sans artifices ou presque. «Les interprètes manipuleront eux-mêmes les projecteurs et les effets sonores, car il n’y aura pas de régie, dévoile Vincent Bonillo. Cela nous permet d’explorer l’un des thèmes de la pièce, celui de l’illusion. De révéler la capacité de fabriquer cette illusion avec peu de moyens, à détourner les choses.»

Amours impossibles, transformations, philtres magiques, intervention d’êtres fantastiques: le conte a beau être parsemé de frivolités et d’espièglerie, il est bien plus sombre que de prime abord. «Les histoires d’amour se trouvent au cœur du poème. Shakespeare traite de la passion sous tant de déclinaisons différentes que c’en est vertigineux. C’est un véritable labyrinthe, souligne Vincent Bonillo. Mon point de vue de metteur en scène sera de mettre en exergue la violence de ces passions.»

Déchets dans les bois

À cette lecture, Vincent Bonillo ajoute une autre strate dramaturgique et dresse un parallèle avec l’écologie. «La forêt peut être pervertie par les déchets produits par les hommes. L’idée est de découvrir comment les êtres magiques qui peuplent les bois pourraient récupérer ces déchets.» Pendant plus de deux heures, les huit comédiens, endossant tour à tour les costumes d’une pléiade de personnages – l’illusion, encore! –, entraîneront les spectateurs dans ce songe estival, qui ne sera interrompu qu’en cas de caprices de mère Nature.

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