Passer au contenu principal

ScèneUn théâtre qui défriche reste l’ambition de Vidy

Vincent Baudriller a dévoilé le menu qui mènera la saison 2017-2018 jusqu’en janvier. Avec neuf créations parmi la vingtaine de propositions.

L’artiste de cirque Johann Le Guillerm revient à Vidy avec plusieurs projets.
L’artiste de cirque Johann Le Guillerm revient à Vidy avec plusieurs projets.
Philippe Cibille

Vincent Baudriller a battu un record, lundi. La conférence de presse organisée pour dévoiler le programme de la première partie de sa quatrième saison au bord de l’eau a duré… plus de deux heures! La faute à un ordre du jour fourni, dicté autant par l’actualité que par les nombreux et très diversifiés projets qui attendent, dès septembre, le public du théâtre de Vidy. Première mise en bouche promise, du 11 au 23 septembre, l’inauguration du nouveau pavillon de bois et sa salle de 250 fauteuils.

En (long) préambule à sa présentation, le directeur a profité de la présence d’une petite dizaine de journalistes pour revenir sur le vif débat qui, depuis dix jours, anime le paysage théâtral vaudois. Afin de défendre sa programmation que certains jugent trop contemporaine ou pas assez locale, il a rappelé l’histoire de l’institution lausannoise. Et les choix audacieux de Charles Apothéloz lorsqu’il créait, il y a cinquante ans, une Muraille de Chine de Max Frisch – pièce amenée, ensuite, jusqu’à l’Exposition universelle de Montréal – tout en programmant, la même saison, des jeunes Vitez, Blin, Strehler ou les allumés du Living Theater. «Aujourd’hui, Vidy fait toujours dialoguer les artistes du territoire avec les meilleurs du moment. Permettre, chaque saison, à trois générations différentes de créateurs de se croiser est un vrai plaisir et la motivation qui anime toute l’équipe.»

Vincent Baudriller ne défend jamais aussi bien sa ligne artistique que lorsqu’il présente «les coups de cœur qui guident, entièrement, ses choix et sa programmation». A l’heure de dévoiler les artistes invités dès septembre, il en oublie même de dire que près de la moitié d’entre eux sera, en 2017-2018, d’origine vaudoise, romande ou suisse, contre un tiers les saisons précédentes. Un oubli volontaire, avouera-t-il: «Je n’aime pas ce genre de chiffres qui s’apparentent à des quotas et entraînent une discrimination positive. Depuis quatre ans que je vis et travaille en Suisse, j’ai pu développer des amitiés artistiques, faire mieux connaissance avec les créateurs romands. Voilà la raison qui explique cette actuelle montée en puissance mais, comme je l’ai souvent dit, je suis surtout sensible à l’envie de plateau et au désir de prise de parole que je ressens chez un artiste.» D’ici ou d’ailleurs.

De loin viendront des Thomas Ostermeier, Ludovic Lagarde ou Jean-François Peyret accompagnés de textes de Shakespeare, Molière ou Mary Shelley. Sans oublier le circassien loufoque Johann Le Guillerm ou l’enfant terrible Vincent Macaigne, tous les deux habitués de Vidy dans des genres très différents. Côté Suisse se démarqueront, avec de nouvelles productions très attendues, des Oscar Gómez Mata, Emilie Charriot ou Augustin Rebetez. Entre autres.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.