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Publication«Le théâtre de Lupa nous ébranle au plus profond»

Un ouvrage retrace la création de la pièce «Salle d’attente» par le Polonais Krystian Lupa, en 2011 au Théâtre de Vidy. Fascinant.

Le spectacle a été créé en 2011 au Théâtre de Vidy.
Le spectacle a été créé en 2011 au Théâtre de Vidy.
Elisabeth Carecchio

De cette «Salle d’attente» mise en scène par Krystian Lupa au Théâtre de Vidy en 2011, on garde à l’esprit cette image rude, âpre, d’un shoot d’héroïne en guise de prologue. La pièce, aussi trash que sublime, est l’une de ces œuvres intenses, brûlantes, qui font date. Si bien qu’un ouvrage polyphonique, regroupant témoignages et analyses pointues, en retrace le processus de création.

L’aventure – car c’en est une pour les comédiens qui y ont pris part – démarre un jour de février 2009 dans les murs de la Manufacture, à Lausanne. Figure de proue de la création scénique contemporaine, le Polonais Krystian Lupa y donne une master class. René Gonzalez, alors à la tête de Vidy, profite de la venue du maître pour lui proposer de visiter le théâtre au bord de l’eau… et d’y créer un spectacle avec de jeunes acteurs de langue française. Krystian Lupa accepte et forme son équipe artistique à l’issue d’un stage. Une poignée de comédiens sont issus de la Manufacture: Audrey Cavelius, Claire Deutsch, Aurore Jecker, Lola Riccaboni et Thibaut Evrard.

Le metteur en scène porte son choix sur un texte du Suédois Lars Norén, «Catégorie 3.1», portrait rugueux de personnages à la dérive. Sous le titre de «Salle d’attente», il crée un objet scénique bouleversant. «Le théâtre de Lupa ne vise pas à être performant, il nous ébranle au plus profond», relève Jean-Pierre Thibaudat, journaliste et spécialiste du théâtre, dans le premier chapitre de «Salle d’attente» de Krystian Lupa».

La publication se décline en trois volets. Le premier retrace la genèse de la création et délivre des analyses touffues de la pièce, notamment sur le fameux «monologue intérieur», moteur artistique du metteur en scène de 75 ans. La deuxième partie laisse place aux témoignages. «Salle d’attente» a été une expérience à la fois d’une richesse infinie et d’une amertume étonnamment persistante», écrit Audrey Cavelius. Le dernier chapitre ouvre la focale sur le théâtre de Lupa. Passionnant.

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