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CritiqueUn troublant et sauvage exercice régressif vers les origines du théâtre

Après les grands singes, Guillaume Béguin met en scène des êtres primitifs, jusqu'au 1er février à Vidy.

Indéfinis, les personnages du Théâtre sauvage sont à la fois infantiles et primitifs.
Indéfinis, les personnages du Théâtre sauvage sont à la fois infantiles et primitifs.
DR

Guillaume Béguin poursuit avec Le théâtre sauvage sa quête anthropologique initiée avec Le baiser et la morsure. Après avoir, dans le premier opus, démonté notre relation au langage et les conséquences de l’apparition de la parole dans notre société, le metteur en scène lausannois cherche à autopsier l’évolution qui a conduit l’homme vers la représentation et le théâtre. Bien avant que celui-ci n’apparaisse chez les Grecs, au VIe siècle avant J.-C. Quelles transformations successives ont-elles permis à un être humain de s’élever face à son groupe afin d’imiter et de représenter son monde? Comment s’est-il dépouillé des oripeaux de sa bestialité pour se constituer en individu susceptible d’interagir au sein d’une communauté? L’a-t-il vraiment fait, d’ailleurs?

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