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Arts vivantsVidy défend un théâtre d'aujourd’hui

Le début de la saison 2017/18 vient d'être dévoilé. Une réponse par l'acte aux critiques sur le positionnement du théâtre.

Vincent Baudriller a répondu aux attaques sur la programmation du théâtre lors de la conférence de presse.
Vincent Baudriller a répondu aux attaques sur la programmation du théâtre lors de la conférence de presse.
Keystone

Vincent Baudriller a dévoilé le début de la saison 2017/18 du Théâtre de Vidy-Lausanne. De septembre à janvier, il égrène une vingtaine de propositions, dont plusieurs créations et de nombreux artistes suisses.

Un théâtre contemporain trop élitiste qui laisse une partie des spectateurs et des artistes romands sur la touche? La controverse apparue au grand jour après les propos du comédien Jean-Luc Borgeat dans le quotidien 24heures a rebondi lundi en conférence de presse.

Le directeur du théâtre, Vincent Baudriller, qui signe sa quatrième saison à Vidy, a longuement répondu qu'il «s'inscrivait en faux» contre ces attaques. Il défend un théâtre d'aujourd'hui; les artistes sont au coeur de son projet, y compris les artistes lausannois et romands, et il veille à diversifier les esthétiques et les générations, aussi bien pour les acteurs que les spectateurs.

«Du répertoire, nous en avons aussi à Vidy. Mais c'est peut-être là qu'il faut le plus de bagage», a-t-il relevé. Il a rappelé qu'il tente d'ouvrir le théâtre à de nouveaux publics et travaille avec des foyers de jeunes ou de migrants. La saison 2016-2017 se termine sur un taux de fréquentation de 82%, signe d'une «bonne vitalité».

Ligne artistique

La 1ère partie de saison illustre cette ligne artistique: de grands noms du théâtre européen comme Vincent Macaigne ou Thomas Ostermeier, une ouverture sur le monde avec le Mapa Teatro de Colombie ou la chorégraphe algérienne Nacera Belaza ainsi que des créateurs d'ici comme Augustin Rebetez, Emilie Charriot ou Oscar Gomez Mata.

Grande création de la rentrée, qui débordera d'images, de sons et de fumée: le Français Vincent Macaigne, très apprécié des 18-25 ans, une génération qui va peu au théâtre, fera coup double en septembre avec «Je suis un pays» suivi de «Voilà ce que jamais je ne te dirai», une performance «assez étonnante», selon M. Baudriller.

(ats)

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