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Les œuvres de Plateforme10 numérisées pour les «palper des yeux»

Le projet pilote porté par le Musée de l’Elysée va s’appliquer au Mudac et au Musée des beaux-arts. Plongée dans la start-up de l’EPFL.

Maude Tissot et Loïc Baboulaz auprès du scanner Artmyn. Les images qui en sortent pourront être manipulables dans tous les sens.
Maude Tissot et Loïc Baboulaz auprès du scanner Artmyn. Les images qui en sortent pourront être manipulables dans tous les sens.
PHILIPPE MAEDER

Caché dans sa boîte, l’espèce de casque à brushing muni d’une soixantaine de lampes et d’un appareil photographique ne voit pas passer beaucoup de chevelures sous son dôme. La machine conçue par la start-up Artmyn de l’EPFL se préoccupe surtout de capter des œuvres d’art. En multipliant les sources lumineuses lors de sa kyrielle de prises d’images, elle permet, couplée à un puissant dispositif informatique, de les restituer en 3D sur un écran, manipulables à loisir pour l’utilisateur, qui peut zoomer sur des détails et même déplacer la source de luminosité. «On peut même parler d’une représentation en cinq dimensions, renchérit Loïc Baboulaz, responsable scientifique du projet car, aux trois de l’objet, les axes de la lumière viennent en ajouter deux.»

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