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Voir rouge dans l'oeil de Fassbinder

A Vidy, «Je suis Fassbinder» pousse un cri très actuel pour dénoncer le retour des vieux démons fascistes en Europe.

L'actualité se discute, le destin des réfugiés se joue entre un verre et la tentation d'une orgie.
L'actualité se discute, le destin des réfugiés se joue entre un verre et la tentation d'une orgie.
JEAN-LOUIS FERNANDEZ/LDD

Le théâtre ouvertement politique a mauvaise presse. Mais pourquoi? Une scène est souvent le prétexte d’un extrait de vie stylisé. En des temps embaumés par une léthargie des consciences, il faut parfois sonner l’heure du réveil (citoyen) et les planches font une tribune plus qu’acceptable.

Il serait toutefois erroné de considérer Je suis Fassbinder, pièce de Falk Richter mise en scène par l’auteur et Stanislas Nordey – actuellement présentée à Vidy –, comme un seul exercice d’«agit-prop». Si les éléments de dénonciation (la crise des réfugiés et la montée des extrêmes droites européennes) forment le noyau de ce spectacle titubant et faussement foutraque, la figure du cinéaste allemand, et les rappels historiques qu’elle permet, ouvre d’autres perspectives, d’autres combats, plus existentiels.

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