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Les webséries prennent des clics et s’éclatent

Les séries diffusées sur Internet n’ont plus rien à envier aux productions télévisuelles traditionnelles

«Les webséries arrivent à maturité.» Emmanuel Cuénod, directeur du Festival Tous Ecrans, ne cache pas son enthousiasme. «Pendant longtemps, les films diffusés sur Internet avaient un côté un peu bricolé. De jeunes réalisateurs se servaient de ce média pour se faire une carte de visite et ensuite passer à la télé.» Ce n’est plus le cas. Les webséries connaissent leur âge d’or. Finis les débuts naïfs et amateurs, place aux toiles de maître, aux chefs-d’œuvre numériques.

L’argent est pour beaucoup dans cette mutation. Après des débuts fébriles, les chaînes de télé, les marques et les opérateurs d’Internet ont décidé d’investir, à l’image de la RTS, qui a notamment produit la très réussie série Break-ups. Les stars suivent le mouvement. Lisa Kudrow – connue pour son rôle de Phoebe dans Friends – a ainsi tenu le rôle principal dans Web Therapy, une excellente sitcom diffusée en ligne. En France, le studio Bagel, qui appartient à Canal+, réalise des films très pros, tout comme son concurrent Golden Moustache, filiale du groupe M6. Leurs chaînes YouTube respectives cumulent des millions de vues. «Au Canada, certaines productions affichent des budgets de 500 000 dollars, raconte Emmanuel Cuénod. On est loin des débuts, où des amateurs tournaient au caméscope dans des caves.»

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