Criminalité vaudoiseLes cyberescrocs jamais aussi actifs qu’en 2023
La criminalité numérique a bondi de 36,8% par rapport à 2022, entre abus d’identité, petites annonces avec objet payé non livré, et arnaques aux sentiments.

«Le champ d’action des cybercriminels est aussi vaste que leur créativité.» C’est en ces termes que Sylvie Bula, la commandante de la police cantonale vaudoise, a présenté ce lundi les chiffres concernant la criminalité numérique dans le canton de Vaud en 2023, en augmentation de 36,8% par rapport à l’année précédente. Jamais une telle situation n’avait été connue dans le canton depuis 2020, date à laquelle les données statistiques concernant la cybercriminalité ont été prises en compte pour la première fois.
Dans 65% des infractions, l’auteur utilise l’un de ces quatre modes opératoires. Ce sont dans l’ordre: les petites annonces avec objet payé mais non livré (+32,4%), notamment les billets de concert proposés en ligne; les abus d’identité (+44,6%); l’arnaque au faux support technique, qui vise particulièrement les étudiants en période d’examen (+65,9%); et enfin le phishing, ou hameçonnage, qui consiste en l’envoi de courriels frauduleux en très grand nombre (+212%). Le conseil de Sylvie Bula pour éviter de tomber dans le panneau: «Ne faites en aucun cas sur internet ce que vous ne feriez jamais dans la vie réelle.»
Ignorance et cupidité
S’ils misent sur l’ignorance des gens, les cybercriminels tablent également sur leur cupidité. L’appât du gain l’emporte souvent sur la raison. En 2023, les préjudices financiers pour les victimes n’ont de loin pas été anodins. Jugez plutôt: la fraude à l’investissement en ligne a rapporté 12,6 millions de francs (199 cas); l’arnaque aux sentiments 4,6 millions de francs (67 cas); l’arnaque aux faux supports techniques 3,1 millions de francs (461 cas); et le phishing 1,7 million de francs (498 cas).
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