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SyrieDamas active sa défense antiaérienne suite à des tirs israéliens

Selon une ONG, des tirs israéliens ont visé des positions de l’armée syrienne et du Hezbollah chiite libanais dans le sud du pays, cinq combattants ont trouvé la mort.

Depuis le début en 2011 du conflit en Syrie, Israël a mené de nombreux raids contre les forces du régime mais aussi contre ses alliés, l’Iran et le Hezbollah libanais. (Photo Omar HAJ KADOUR / AFP)
Depuis le début en 2011 du conflit en Syrie, Israël a mené de nombreux raids contre les forces du régime mais aussi contre ses alliés, l’Iran et le Hezbollah libanais. (Photo Omar HAJ KADOUR / AFP)
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Au moins cinq combattants, dont deux soldats syriens ont été tués et plusieurs blessés dans des raids israéliens lundi soir sur le sud de la Syrie, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Selon l’OSDH, les tirs israéliens ont visé des positions de l’armée syrienne et du Hezbollah chiite libanais ainsi que de milices alliées dans le nord de la province méridionale de Deraa et au sud-ouest de Damas.

Le directeur de l’OSDH Rami Abdel Rahmane a rapporté à l’AFP la mort de cinq combattants pro-régime, dont deux soldats syriens et trois combattants non-Syriens. «Il y a également plusieurs blessés», a ajouté Rami Abdel Rahmane.

De son côté, l’agence officielle Sana, citant une source militaire, a indiqué que «l’ennemi israélien a visé la région sud avec des missiles et notre défense antiaérienne a répliqué». «L’attaque israélienne a fait deux martyrs et blessé sept soldats», a ajouté Sana.

Il s’agit du deuxième incident du genre ce mois-ci. Le 3 août, Israël avait – fait rare – revendiqué des frappes sur la province méridionale de Qouneitra, en représailles à des «tentatives» de placer des bombes artisanales le long de sa frontière contestée avec la Syrie.

«C’est l’équation»

Depuis le début en 2011 du conflit en Syrie, Israël a mené de nombreux raids contre les forces du régime mais aussi contre ses alliés, l’Iran et le Hezbollah libanais. Israël, qui confirme rarement ses opérations en Syrie, martèle qu’il ne laissera pas la Syrie devenir une tête de pont de Téhéran.

Le 20 juillet, cinq combattants pro-Iran, dont un membre du Hezbollah libanais, ont été tués dans des frappes israéliennes au sud de Damas, selon l’OSDH, qui a fait aussi état de onze blessés parmi lesquels sept soldats syriens.

En juillet, l’armée israélienne avait déployé de nouveaux renforts le long de sa frontière nord, au carrefour du Liban et de la Syrie, soutenant avoir «élevé son niveau de préparation contre diverses actions ennemies potentielles».

Une rare poussée de fièvre avait eu lieu dans la foulée à la frontière avec le Liban, l’armée israélienne affirmant avoir déjoué «une tentative d’infiltration d’une cellule terroriste», en référence au Hezbollah, qui a démenti toute implication dans ces affrontements.

«Nous allons frapper quiconque nous attaque (…)», avait alors martelé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Mercredi, l’armée israélienne a revendiqué des frappes aériennes contre des positions du Hezbollah au Liban, affirmant qu’il s’agissait d’une «réponse» à des tirs du mouvement chiite vers ses soldats.

«Ce que les Israéliens ont fait il y a quelques jours et depuis plusieurs semaines, tout cela est pris en compte (..) la décision (de riposter) est définitive, la question est juste le timing et nous ne sommes pas pressés», a-t-il ajouté.

Dimanche, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a affirmé que son mouvement abattrait un soldat israélien pour chaque membre de sa formation tué par Israël, faisant comprendre qu’il n’avait pas encore vengé la victime d’un raid en Syrie.

«Les Israéliens doivent comprendre: lorsqu’ils tuent l’un de nos combattants, nous tuerons l’un de leurs soldats. C’est l’équation», a affirmé Hassan Nasrallah lors d’un discours télévisé.

AFP/NXP