Premier bilanDans la canicule, Paléo achève une 47e édition «radieuse»
Les organisateurs relèvent une météo complice et une cuvée artistique enthousiasmante. Tout en admettant avoir sous-estimé l’impact de Sean Paul sur le public.

La 47e édition du Paléo s’achève ce dimanche, après le spectacle de drones et le concert de Mika, entre autres. Ce qui n’exclut pas de tirer un premier bilan, au terme de cinq soirées de festival. «La météo a été complice, mais ce n’est pas seulement elle qui a fait la beauté de cette édition radieuse», a souligné Daniel Rossellat, fondateur et directeur, au cours d’une conférence de presse dimanche après-midi.
Coups de cœur
En termes de coup de cœur artistique, le programmateur Jacques Monnier mentionne Sam Smith, icône queer et spectaculaire bête de scène. Maureen et Clara Ysé s’imposent quant à elles comme les révélations 2024. «Maureen était presque une inconnue et on s’est étonnés de voir autant de monde qui connaissait ses paroles dans un Club Tent blindé comme jamais. Elle a véritablement explosé grâce aux réseaux sociaux.»

Les artistes se sont visiblement montrés comblés par leur expérience sur l’Asse. «Certains s’imaginent que le public suisse sera pépère et s’étonnent ensuite de voir à quel point ça bouge et des échanges créés durant les concerts.»
La formule adoptée cette année, où aucun concert n’avait été planifié durant les spectacles sur la Grande Scène, devrait être partiellement revue. «On conservera cette formule lorsque se produiront des artistes particulièrement fédérateurs car les shows sur les autres scènes souffrent de leur notoriété et la concurrence devient déloyale. Mais elle a des limites dans le cas d’artistes qui ne touchent qu’une partie du public.»
Sean Paul sous-estimé?
Deux points moins dithyrambiques à relever en 2024: une petite erreur de casting avec la «légende» du dancehall Sean Paul, programmé sur la deuxième scène, devant une foule débordante. «Nous avons un peu sous-estimé son impact auprès du public en le mettant à Véga», reconnaît Jacques Monnier. La venue du Jamaïquain a aussi soulevé son lot de questionnements sur la répartition de la foule. «Les gens qui ne sont pas forcément fans et souhaitent être en mesure de quitter le concert facilement s’arrêtent assez loin de la scène et créent une barrière, ce qui fait qu’il y a étonnamment de la place devant. C’est à nous de trouver des solutions.»

Le phénomène Zaho de Sagazan, qui a elle aussi foulé les planches de Véga et s’est dite intimidée devant le large public, aurait pu remplir la Grande Scène, confirme Jacques Monnier, sans regretter son choix pour autant. «J’avais déjà annoncé en 2023 l’envie de la reprendre à la suite de sa venue au Club Tent. Je me dis pourquoi pas la faire venir une troisième fois, mais sur la Grande Scène en tête d’affiche. C’est comme une histoire qui s’écrit, une montée progressive.»
La très satisfaisante marche des transports publics a également été soulignée par les organisateurs, «malgré quelques frayeurs dues à l’arrêt du NStCM durant six semaines».
Zéro incident notable
En termes de sécurité, aucun pépin significatif n’est à déplorer pour le moment. «Malgré certains concerts de rap où la foule en mouvement vue d’en haut pouvait faire flipper, il y a eu zéro incident.»
Et en attendant l’édition en 2025, il a déjà été annoncé que la thématique du Village du Monde serait le Maghreb.
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