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Festival épique à MorgesDans la peau d’un gladiateur dans les jardins du château

Le Festival suisse de la culture épique va pouvoir se dérouler malgré les contraintes. Normal pour des «dingues» de cascades, de combats et de duels épées en main.

De nombreuses activités et combats «médiévaux» sont proposés au public lors de l’Epic’Festival, qui a lieu les 10 et 11 octobre à Morges.
De nombreuses activités et combats «médiévaux» sont proposés au public lors de l’Epic’Festival, qui a lieu les 10 et 11 octobre à Morges.
Alexandre Grieu/Archives

Alors que tout se passe derrière un écran avec une manette en main, pense-t-on, ils sont nombreux à se plonger dans les livres du passé, les combats homériques ou les costumes de l’époque médiévale, à témoin les grands rassemblements organisés dans les forêts du pied du Jura avec combats, conspirations et… tavernier.

Depuis le début des années 2000, un festival – d’abord petit – ne cesse de grandir dans les jardins du château de Morges, où le public avide d’escrime, de boucliers, ou d’affrontements de gladiateurs se presse du même pas curieux que celui du… Livre sur les quais! Même lieu mais autre ambiance tout de même au programme des 10 et 11 octobre, puisque l’Epic’Festival fera du bruit, même si les écrivains «du genre» seront aussi présents pour dialoguer avec leurs fans, le tout après avoir digéré une galette traditionnelle au sarrasin.

«L’objectif est de provoquer une rencontre ainsi que des échanges autour de la culture de l’épique, qui regroupe des passionnés de milieux très divers», explique Jan Fantys, initiateur de l’événement et fondateur de l’association ELAA, toute première école d’escrime historique et de cascade fondée en Suisse.

Innovations et mesures sanitaires

Cette année, la vedette sera cependant tenue par un «combattant» plus coriace que les gladiateurs de l’époque, puisque le virus imposera le masque obligatoire et le gel hydroalcoolique afin de garantir la bonne tenue de l’événement.

Parmi les autres innovations proposées: les jeux de rôle, une initiation aux arts du cirque donnée par l’école Coquino, ou encore un concert de hang, un instrument métallique en forme de soucoupe volante originaire de Suisse.

«Les visiteurs pourront essayer beaucoup de choses comme des armes anciennes ou des jeux de rivalité»

Jan Fantys, organisateur de l’Epic’Festival

«Les gens ne verront pas seulement des combats; ils pourront également essayer beaucoup de choses, comme des armes anciennes, des jeux d’adresse et de rivalité ou encore se faire maquiller par un spécialiste des effets spéciaux», s’emballe Jan Fantys, qui accueillera un peu plus d’artisans du domaine cette année, ces derniers ayant été privés de nombreuses manifestations en raison des annulations d’autres festivals du genre.