Passer au contenu principal

Vivre avec le CovidDans les EMS, le quotidien contrarié et la résilience des aînés

La pandémie a bouleversé la vie et les rapports humains dans ces établissements où l’éthique et le droit s’efforcent de cohabiter.

À l’EMS Fondation Clémence, dans le quartier lausannois de Prélaz, la responsable animation Odile Mottaz insiste sur la nécessité de préserver les liens avec les résidents, malgré les précautions sanitaires et l’impossibilité d’organiser des activités en groupe. Ici lors d’une brève sortie dans le jardin de l’institution avec Gisèle Randin.
À l’EMS Fondation Clémence, dans le quartier lausannois de Prélaz, la responsable animation Odile Mottaz insiste sur la nécessité de préserver les liens avec les résidents, malgré les précautions sanitaires et l’impossibilité d’organiser des activités en groupe. Ici lors d’une brève sortie dans le jardin de l’institution avec Gisèle Randin.
Odile Meylan

Devant lEMS lausannois Fondation Clémence, quelques résidents savourent les rayons de soleil qu’offre ce vendredi 13 novembre. Tous les pensionnaires de linstitution ne le peuvent pas puisque trois étages sur six sont confinés à cause de résidents Covid. «La deuxième vague est moins violente et les équipes plus sereines mais cest quand même toute une vie qui change», démarre Anne-Françoise Pahud, responsable infirmière. Comme dans tous les établissements, les masques sont partout, les activités ont été remaniées et les visites strictement réglementées voire interdites pour les confinés. «Nous travaillons avec la voix, le regard, le toucher mais tout a été camouflé. Il faut donc repenser tout ce travail de soutien, ajoute son collègue Jean-Charles Foucart. Notre crainte majeure cest le désastre affectif, quand vous êtes coupé de votre famille au quotidien voire au moment du décès. Heureusement, celles-ci ont toujours pu accompagner leur proche en fin de vie.»

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.