Passer au contenu principal

Licenciements à CointrinDassault dit tenir au centre technique de Genève

Quinze jours après avoir remercié une trentaine de salariés, l’avionneur français parle d’une «réduction de coûts» qui vise à «assurer la pérennité» de la station-service rachetée à TAG Aviation et RUAG.

En arrière-plan, les hangars techniques à proximité du terminal T3 destiné à l’accueil des avions d’affaires atterrissant à l’aéroport de Genève.
En arrière-plan, les hangars techniques à proximité du terminal T3 destiné à l’accueil des avions d’affaires atterrissant à l’aéroport de Genève.
KEYSTONE

«Nous n’avons pas du tout l’intention de fermer ces sites, qui sont des piliers de notre réseau mondial», indique le groupe Dassault Aviation, alors qu’un plan de licenciement a été communiqué il y a quinze jours aux équipes de son centre technique de l’aéroport de Genève.

Des sources internes avaient alors signalé la suppression de près de trente postes au sein de cette base genevoise de maintenance et de réparation de jets.

Anciens de TAG et RUAG

Cette station-service sur la troisième destination la plus fréquentée par l’aviation d’affaires en Europe avait été constituée par l’avionneur français il y a un an et demi, avec la reprise des activités de TAG Aviation et de RUAG dans le domaine.

Avant la pandémie, ce centre technique de Cointrin – actif sous l’enseigne TAG Maintenance Services – comptait plus de 300 collaborateurs. Les restructurations mises en place prévoient également des diminutions de salaires pour ceux restant à bord.

Une crise «sans précédent»

Lors de la remise de leur lettre de licenciement aux salariés touchés, la direction avait invoqué les «difficultés financières» provoquées par la crise qui touche un secteur aérien mondial paralysé par la pandémie.

Dassault Aviation détaille comment son activité de construction a vu ses prévisions de livraisons de nouveaux avions d’affaires pour 2020 fondre d’un quart par rapport à celles anticipées en début d’année; sans compter le ralentissement du trafic des avions en service.

«Cette diminution du nombre de vols, avec une soudaineté et une ampleur sans précédent, touche nos activités de maintenance et particulièrement notre réseau de stations-services en Europe», reconnaît un porte-parole du groupe.

Avion confié à Bordeaux

Une situation qui nécessite, selon ce dernier, que les effectifs des stations-services TAG Maintenance Services «soient adaptés à la charge [de travail]», alors que la reprise du secteur n’est pas attendue avant «deux-trois ans».

Dassault répète cependant que sa stratégie dans les activités MRO (ndlr: maintenance et réparation aéronautique) n’est pas remise en cause. Et assure que ces «départs et réductions de coûts» visent «assurer la pérennité» de son site genevois qui fait partie des «piliers de notre réseau mondial».

Quid de l’évocation par des employés du récent transfert d’un important chantier, prévu à Genève, vers le centre Dassault de Bordeaux-Mérignac? Le groupe ne cache pas qu’il «joue la complémentarité entre ses stations-services» – «comme il le fait pour ses usines de production». Et qu’il «répartit les avions en maintenance» entre les centres de TAG Maintenance Services et ceux de Dassault Falcon Service en France.