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Le hockey soulagéDavantage de clarté, mais des questions aussi

Les clubs romands de National League ont accueilli de manière positive la décision du Conseil fédéral de lever l’interdiction des manifestations de plus de 1000 personnes en Suisse à partir d’octobre.

Des derbys lémaniques avec du public? Cela devrait être possible dès le mois d’octobre.
Des derbys lémaniques avec du public? Cela devrait être possible dès le mois d’octobre.
KEYSTONE

C’est déjà presque une certitude: le championnat ne commencera pas le 18 septembre, mais en octobre. Potentiellement le jeudi 1er ou le vendredi 2. Les clubs en débattront vendredi lors de l’assemblée de la Ligue. «Désormais que la possibilité de jouer devant plus de 1000 spectateurs existe à court terme, cela ne fait pas sens de lancer la saison deux semaines avant la fin de l’interdiction», déclare Raphaël Berger.

Selon les différents sons de cloche recueillis, le CEO de Fribourg-Gottéron est loin d’être le seul dirigeant de National League de cet avis. Et puis, des calendriers de secours sont prêts. Ils comportent la possibilité de replacer les matches prévus en septembre à 2021.

«Nous discuterons avec les Cantons en espérant la solution la plus uniforme possible»

Denis Vaucher, directeur de la Ligue

En attendant, les Romands ont ressenti mercredi un soulagement. «Un immense soulagement même», du côté de Laurent Strawson. «Je n’y croyais pas», a poursuivi le président de Ge/Servette. «Le monde du sport et du spectacle est extrêmement concerné par la situation sanitaire, mais la vie doit continuer», a réagi le CEO du Lausanne HC, Sacha Weibel.

Masques, température et traçage

Désormais, les clubs peuvent commencer à planifier la saison. Il y a la date, et il y a les concepts de protection. «Nous établirons un protocole de base. Certains points seront obligatoires pour tous, explique le directeur de la Ligue, Denis Vaucher. Et derrière, les clubs négocieront avec les Cantons la façon de remplir leur enceinte.»

Port du masque, contrôle de la température, traçage, places assises uniquement. Telles sont les mesures qui pourraient être communes. Pour ce qui est des affluences, des disparités sont-elles prévisibles en termes d’autorisations? «Nous discuterons avec les Cantons en espérant la solution la plus uniforme possible», commente Denis Vaucher.

«Nous essaierons de définir un concept qui garantira le fonctionnement du club tout en assurant un degré de sécurité élevé»

Arnaud Cogne, responsable communication et événementiel de Ge/Servette

Quant à ce que les patinoires permettent selon leur configuration (taille, accès…), «dans la nôtre, nous générons davantage de revenus qu’à d’autres endroits en temps normal, alors cela me semble logique qu’il y ait des inégalités à ce niveau», lâche Sacha Weibel, dont la Vaudoise aréna favorise l’élaboration de protocoles poussés. D’autant que le Conseil fédéral n’a fixé ni limitation ni pourcentage de remplissage.

Quid de Genève et des plus vétustes Vernets? «Nous essaierons de définir un concept qui garantira le fonctionnement du club tout en assurant un degré de sécurité élevé», répond le responsable communication, Arnaud Cogne.

Pas de concerts prévus à Lausanne

Les clubs y voient donc un peu plus clair. Mais des interrogations subsistent. Est-ce qu’il faudra des blocs de tant de personnes maximum par secteur? De la distance entre les sièges occupés, même si les gens sont masqués et tracés? «Tout n’est pas clair à ce sujet», confirme Raphaël Berger.

Une chose est sûre, un pas en avant a été effectué, même si la situation sanitaire et financière reste tendue. À Lausanne, on ne prévoit d’ailleurs pas encore de concert.