AboDavid Bowie par les sommets en 7 albums
Redécouvrez les disques les plus emblématiques du chanteur britannique, décédé dimanche des suites de son cancer.

Le premier album à fort potentiel pop de la future star – juste après The Man Who Sold The World qui accouplait glam et hard – s'ouvre par l'emblématique Changes. «Je me suis tourné pour me faire face mais je n'ai jamais réussi à voir comment les autres perçoivent l'imposteur.»
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La messe est dite pour le chanteur métamorphe qui avancera masqué sous de multiples visages. Produit par Ken Scott (Beatles, Pink Floyd), l'album revient aux penchants folks d'un Bowie pas avare en brillantine, même si le piano prend souvent le dessus. Hommages à Warhol et Dylan, mais surtout les perles scintillantes de Life On Mars?, préfiguration de Ziggy, Oh! You Pretty Things ou le «velvetien» Queen Bitch.

Dans la foulée de Hunky Dory, Bowie livre son premier chef-d'œuvre, en gardant la même équipe (et donc Ken Scott à la production). Premier avatar du chanteur, Ziggy Stardust est un jeune rocker qui sauve un monde en déréliction en accueillant des êtres venus de l'espace.
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L'un des sommets du glam rock vaut plus pour ses titres à l'efficacité pop mélodramatique (Five Years, Moonage Daydream, Starman, It Ain't Easy, Suffragette City) que pour son épopée SF délirante… Le 3 juillet 1973, sur la scène de l'Hammersmith Odeon de Londres, Bowie «tue» son personnage avec la chanson Rock'n'Roll Suicide.

L'univers du caméléon vire au blanc et aux idées noires. Le groove aimable et célébratoire de Young Americans (1975) cède la place à un lyrisme très maîtrisé, à l'élégance ultime, où les élans funk se frigorifient pour préfigurer les influences krautrockde la «trilogie berlinoise» qui va suivre.
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La neige qui tombe sur les yeux de la star s'appelle cocaïne, substance que le chanteur ne se prive pas de mentionner dans ses paroles. «Ce ne sont pas les effets secondaires de la cocaïne, je pense que ce doit être l'amour.» C'est d'ailleurs dans Station To Station qu'apparaît l'un de ses personnages les plus cités: The Thin White Duke, sorte de surhomme hautain décrit par Bowie lui-même comme «un sale type», «un ogre pour moi». L'album le plus aristocratique de sa discographie.

Le cœur de la trilogie berlinoise – réalisé avec Brian Eno et produit par Tony Visconti –, après l'excellent Lowet le médiocre Lodger. Le monumental morceau titre, déchirante évocation amoureuse au pied du mur de la honte, deviendra l'hymne malsain du film Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée.
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Seul album à avoir entièrement été enregistré à Berlin (Robert Fripp fait le voyage pour ses parties de guitares), «Heroes» (et Low) laisse entendre un Bowie au cœur de la guerre froide et qui lui tend son miroir. Influencée par la nouvelle scène allemande (Neu!, Can, Kraftwerk qui le cite dans Tran-Europe Express), la star capte le «Zeitgeist» et prend un train d'avance sur la new wave.

«La première fois que j'ai entendu Let's Dance de Bowie, cela aurait pu s'appeler A Night in Lausanne!» Un petit tacle recueilli chez Nile Rodgers, guitariste de Chic et producteur de l'album de la star anglaise au succès le plus fulgurant, classé premier dans de nombreux pays (USA, Angleterre…) et vendus à plusieurs millions d'exemplaires. Tony Visconti se sentira trahi et ne travaillera à nouveau pour la star qu'en 2002 (Heathen).
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Le mélange de dance et de blues (Stevie Ray Vaughan à la guitare) s'avère irrésistible. L'engouement massif qu'il suscite engendre quelques malentendus: David Bowie y perd une part de son aura avant-gardiste après laquelle il ne cessera de courir par la suite.

Après une décennie sans relief, David Bowie reprend la main et se hisse à nouveau au sommet de la créativité avec cet album où il retrouve Brian Eno. Affichant une ambition démesurée dans ses influences (Nietzsche, Einstein, Freud, les actionnistes viennois) les deux compères livrent 13 titres et six interludes, mêlent rock et electro autour de l'histoire du détective privé Nathan Adler, dernier avatar du chanteur.
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L'album était censé initier une trilogie «fin de siècle» à clore avec le millénaire, mais jamais achevée. La star regrettera la longueur de l'album (74') qui mitige son succès. La logique cinématographique n'échappera pas à Lynch (I'm Deranged dans Lost Highway) et Fincher (The Hearts Filthy Lesson dans Seven).

Space Oddity l'a découvert, Starmanl'a rendu célèbre, Ziggy Stardust n'a pas épuisé toutes les ressources de sa santé mentale. Ce n'est sans doute pas un hasard si David Bowie choisit de revenir à sa bonne étoile: Blackstar(que le coquet orthographie d'une simple ?).
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Dans cette odyssée tourmentée en trois parties palpite le cœur et l'âme de l'album. Esotérisme des paroles, singularité du format, virtuosité free et agressive des musiciens. L'adepte des chansons couplet-refrains, que Bowie sut composer mieux que personne, se verra aspirer dans le vide gravitationnel de cet amas stellaire particulièrement inhospitalier.
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