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L’invitéDe la violence en politique à Lausanne

Philippe Miauton critique la gestion publique de la Municipalité à majorité de gauche.

Sur les ondes de la RTS, le Parti libéral-radical (PLR) a été accusé d’avoir attaqué avec une «violence inouïe» la majorité de gauche à la Municipalité, par le président du Parti socialiste (PS) lausannois. Qu’avons-nous donc fait de si grave? De quel crime sommes-nous coupables?

C’est un bilan qui a mis le feu aux poudres. Vingt-deux pages critiques et documentées de la gestion publique de la Municipalité. Mais pas un mot sur le fond, c’est la forme qui dérange. Ce qui apparaît «violent» à la gauche, c’est d’avoir osé la critiquer. Un crime de lèse-majesté! Non contents d’être minoritaires, nous devrions encore applaudir leur gestion défaillante.

«Un exemple supplémentaire des dérives d’un camp politique surmajoritaire depuis vingt ans.»

Il ne s’agit pas ici d’un simple enfantillage, mais bien d’un exemple supplémentaire des dérives d’un camp politique surmajoritaire depuis vingt ans et incapable de se remettre en question.

Revenons à ce rapport qui provoque l’ire. Qu’y trouve-t-on? Vingt-deux pages de dysfonctionnements qui ont un impact direct sur la vie des habitants.

Notamment le fait que la Ville, malgré un accord passé avec le Canton, a sucré la diminution d’un point d’impôt. Le fait de la mauvaise gestion de la construction de Malley. Que la rénovation des écoles accumule vingt ans de retard. Que la mobilité lausannoise oppose les différents types de mobilité… (l’entier du rapport est disponible sur notre site internet).

Ce qui ressort de ce document c’est que la formule de la majorité n’est plus magique, si tant est qu’elle l’ait été un jour. C’est bien là le paradoxe de la gauche lausannoise: elle a un pouvoir décisionnel incroyable (6/7 à la Municipalité, 61/100 au Conseil) et en même temps une incroyable incapacité à gérer la ville.

Nous ne faisons pas «d’attaques personnelles», mais des attaques politiques envers des magistrats auxquels la population a confié un mandat.

Alors oui le PLR est critique. Mais nous ne sommes pas dans l’opposition bête et méchante. Preuve en est notre municipal, Pierre-Antoine Hildbrand, qui parvient à être collégial et efficace. Au Conseil, nous avons soutenu la politique municipale comme avec le local d’injections, le plan climat ou les 30 km/h la nuit. À la différence de la gauche qui refuse systématiquement nos propositions, uniquement parce qu’elles viennent de la droite.

Dernier exemple en date de ce dogmatisme: le refus d’ouvrir les petits commerces familiaux, sans personnel, les dimanches avant Noël, suggestion de notre candidate à la Municipalité, Florence Bettschart-Narbel. En pleine crise Covid, allez comprendre!

Du concret, pas de la caricature

Nos vingt-deux pages sont concrètes. Pas «caricaturales». Un simple tweet de 280 signes l’aurait été. Ce rapport pointe du doigt non pas une politique de gauche, mais bien une gestion laxiste beaucoup plus problématique pour tous les habitants.

Aujourd’hui, 6 municipaux sur 7 sont de gauche, mais 6 Lausannois sur 7 sont-ils vraiment de gauche? Autrement dit, n’est-il pas temps d’essayer autre chose?

Était-ce vraiment faire preuve de «violence inouïe» que de poser la question? À notre sens, il fallait remettre les points sur les «i».

8 commentaires
    P. Milraux

    Personnellement, j'aime beaucoup Lausanne, c'est MA ville de coeur. Dans toutes les villes l'agressivité et les dealers et autres désespérés ont gagné en pourcentages. C'est triste pour eux. Et cela coûte cher à la ville. Les socialistes ont bon coeur c'est bien mais il faut penser à tous ceux qui paient tout cela aussi ?