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Protection des animauxDe nombreux agriculteurs veulent abattre leurs bœufs à la ferme

Une nouvelle ordonnance autorise la mise à mort à l’écurie ou au pré. Pourquoi des éleveurs préfèrent-ils voir leurs bêtes mourir chez eux? Témoignages.

Cäsar Bürgi, ici en janvier 2019, est l’un des rares agriculteurs du pays à avoir reçu une dérogation pour abattre lui-même ses bêtes dans son étable de Holderbank (SO).
Cäsar Bürgi, ici en janvier 2019, est l’un des rares agriculteurs du pays à avoir reçu une dérogation pour abattre lui-même ses bêtes dans son étable de Holderbank (SO).
Jean-Paul Guinnard
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«Ils résistent, ne veulent pas monter dans le camion, être séparés de leurs congénères. Ça fait mal de les voir ainsi.» Agricultrice à Apples (VD), Carole Schmid a le cœur en peine quand elle amène ses bœufs à l’abattoir. Comme de nombreux éleveurs suisses, elle attendait donc avec impatience ce mercredi. Car le 1er juillet marque l’entrée en vigueur de la nouvelle ordonnance sur «l’abattage d’animaux et le contrôle des viandes». Un texte qui permet aux paysans de mettre à mort leurs bœufs à domicile, après avoir reçu l’autorisation du Canton.

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