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BelgiqueDécès de la chanteuse Annie Cordy à l’âge de 92 ans

La célèbre chanteuse, interprète de nombreux tubes comme «Tata Yoyo» ou «La bonne du curé» s’est éteinte à plus de nonante ans.

La célèbre Annie Cordy a enregistré plus de 700 chansons.
La célèbre Annie Cordy a enregistré plus de 700 chansons.
AFP
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La chanteuse et comédienne belge Annie Cordy, interprète de succès populaires comme «Tata Yoyo» et «La bonne du curé», est décédée vendredi en France à l’âge de 92 ans après une carrière entre music-hall, chansons et cinéma.

Annie Cordy s’est éteinte vendredi à Vallauris, près de Cannes sur la Côte d’Azur (sud). «Elle a fait un malaise vers 18h. Les pompiers sont arrivés très vite, ont tout tenté pour la ranimer», mais «elle est partie en quelques minutes», a raconté sa nièce Michèle Lebon à l’AFP.

De nombreuses personnalités ont aussitôt rendu hommage à la reine du music-hall.

«Annie était une artiste complète sachant tout faire, danser, chanter, jouer la comédie, émouvoir et faire rire. C’était une très grande professionnelle aux talents multiples, c’était la Lucy Ball française», a déclaré à l’AFP la chanteuse Mireille Mathieu.

«Annie était mon amie de toujours. J’ai tellement de souvenirs à ses côtés. Nous avons tant ri toutes les deux! (…) Tu vas terriblement me manquer ma Nini», a commenté sur Twitter la chanteuse et actrice Line Renaud.

Énergie

Léonie Cooreman était née à Laeken, quartier de Bruxelles, le 16 juin 1928. Blonde piquante, elle a débuté dans des orchestres en chantant des standards américains, avant d’être engagée comme meneuse de revues au «Boeuf sur le Toit» à Bruxelles, puis à Paris au «Lido» en 1950, où elle devient Annie Cordy.

D’opérettes en comédies musicales, en passant par le rire, la chanson, le théâtre, le cinéma et les téléfilms, l’infatigable fantaisiste fait preuve d’un perfectionnisme quasi maniaque. Et l’amuseuse professionnelle était également une excellente actrice.

Après avoir débuté avec Sacha Guitry («Si Versailles m’était conté», 1953), elle a élargi et ému son public par des rôles dramatiques dans «Le Passager de la pluie» de René Clément, «Le Chat» (Pierre Granier-Deferre), aux côtés de Jean Gabin et Simone Signoret, ou «La Rupture» (Claude Chabrol).

Belgitude

À l’occasion de ses 90 ans en 2018, Bruxelles avait baptisé un parc à son nom. «Cela fait un effet incroyable d’être ainsi reconnue par les siens», avait déclaré l’artiste à l’AFP, très émue par cet hommage dans son pays natal.

«Annie Cordy était une artiste accomplie dont l’humour et la joie de vivre représentaient si bien cette belgitude que l’on aime tant. Elle a conquis le cœur de nombreuses générations», a salué la cheffe du gouvernement belge, Sophie Wilmès, sur Twitter.

«L’énergie et la joie de vivre d'#AnnieCordy nous semblaient immortelles… Bruxelles perd ce soir une de ses plus pétillantes ambassadrices. Ciao Tata Yoyo!» a lancé de son côté la ministre bruxelloise Nawal Ben Hamou.

«Avec elle disparaît la bande originale d’une vie faite de bonheurs simples, sincères, et communicatifs. Merci madame!» a tweeté pour sa part le Premier ministre français Jean Castex.

ATS/NXP